Isidore Bazin, l’enquête incroyable [Projet 32QC – 2/32]


Lettre aux lecteurs

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Bonjour,

Première chose à vous dire, mes très chers lecteurs :

Ici, je vous livre un nouveau billet sous forme denquête.

Mais attention !

Plus que l’enquête, c’est le cheminement de lenquête qui me permet de faire la connaissance  – presque comme si je l’avais en face de moi –  de mon deuxième quadrisaïeul :

Isidore Bazin

 

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En effet, on va le voir mais le cheminement-même, à travers ce que l’on découvre par hasard (parce qu’on enquête!), me permet de trouver les réponses à des questions plus lancinantes que nous nous posons telles que :

 

Qui était réellement cet homme ?

 

Qu’a-t-il fait de sa vie ?  

=> et pas seulement professionnelle

 

Que pensait-il ? 

=> opinions politiques, religieuses, etc.

 

Qui était sa famille proche ? 

=> intimité, visites régulières

 


 

Deuxième chose à vous dire :

 

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"A moi ?" :) oui, oui, à vous lecteurs! :)

 

 

Malgré le temps qui sépare la publication de ce billet de celle de l’histoire d’Emile et ses deux soeurs, je ne voudrais pas que vous croyiez que j’abandonne le projet 32QC. Il est trop important pour moi et il est trop enrichissant.

Ce billet sera donc le deuxième volet du Projet 32QC.

Et à ce titre, ce sera un exemple pratique de ma méthode d’investigation.

Vous verrez donc :

 

Comment je mène mes recherches ?

 

Comment j’entreprends ce cheminement dont je parlais précédemment ?

 

Comment je découvre qui étaient ces femmes et ces hommes ?

 

Quelle était leur vie? Ce sur quoi je porte mon attention particulièrement.

 

Quel était le quotidien de ces hommes qui nous ont précédés ?


 

Troisième et dernière chose à vous dire :

Et après promis, on commence l’enquête

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Ce projet c’est aussi l’occasion de montrer un panel de 32 hommes qui appartiennent à la même génération. Découvrir ce qui les relie et ce qui les sépare relève de l’étude sociale des plus passionnantes.

N’est-il pas ?

Isidore et Emile ont vécu au même moment. Mais ils ne se sont jamais connus ! Seul moi les unis 🙂

Nous avons déjà parlé longuement d’Emile à travers 2 billets.

Maintenant, parlons d’Isidore 🙂

 

Isidore Toussaint BAZIN
N° Sosa :
Voir la fiche
Père :
Mère :

 

Isidore est né en 1839 dans une petite commune bretonne de l’Ille-et-Vilaine,

Saint M’hervé

 

Voici donc où est située ce village breton :

 

 

Notre enquête commence donc dans ce village et nous allons tenter de rentrer dans l’intimité d’Isidore et notamment dans son environnement familial.

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le clocher de l'Eglise de Saint M'Hervé

 

Comme si je passais le pas de sa porte en 1839, je découvre une soeur aînée de 4 ans et un frère aîné de 2 ans.

 

La soeur aîné se prénomme Anne-Marie.

Petit détail cocasse de généalogiste, son nom de famille est écrit BASSIN sur son acte de naissance. Nous pourrions croire que cette déformation ne se retrouverait qu’ici. En réalité, cette déformation du patronyme se retrouvera sur tous les actes d’Anne-Marie. Sans qu’elle se retrouvât pour autant sur ceux de ses frères et soeurs. Nous avons donc une branche « BASSIN » qui se crée ici.

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Le frère aîné se prénomme Jean-Marie.

Nous y reviendrons.

Si je récapitule, nous avons Anne la mère, Jean le père. Puis Anne la fille, Jean le fils et notre Isidore vient d’arriver au monde.

Tout de suite, on sent qu’il y a quelque chose de particulier 🙂

 


Mais ce qui frappe  avant tout  lorsque j’étudie les actes de naissance de ces trois petits, ce sont les témoins qui font partie inévitablement de l’entourage de la famille. Ce sont des amis proches et ce sont surtout des charpentiers, des menuisiers, des charrons et des serruriers. Toutes ces professions -même la dernière- relèvent du bois. Tout de suite donc le contexte est posé.

Mon esprit s’échappe alors et je ne peux m’empêcher de songer aux charrons que décrit Zola dans la « Fortune des Rougon-Macquart ». Les poutres de charpentes laissées à l’emplacement de l’ancien cimetière Saint-Mittre seront le décor des meilleures passages de ce roman. D’ailleurs, ces poutres seront à la fois le décor et les témoins des amours tendres et passionnelles de Miette et de Silvère.

rougon macquart.jpg

Quand Zola évoque la paix heureuse d’un atelier de charron, je le crois et j’essaye d’imaginer ce qu’aurait pu être la vie de ces gens du peuple.


Mais je n’oublie pas non plus ce que j’ai pu apprendre en lisant un autre livre, celui d’Alain Corbin : le Monde Retrouvé de Louis-François Pinagot.

C’est pourquoi je me renseigne vite sur le lieu et sur les environs car, par exemple, où les Bazin trouvaient-ils le bois dont ils avaient besoin pour travailler ? C’est une question intéressante et la réponse pourrait être un élément de notre enquête. La réponse à cette question pourrait dessiner un peu plus qui était Isidore Bazin et quel était le quotidien d’Isidore Bazin, en tout cas, pendant son enfance.

Tout bêtement, je m’ouvre la page wikipédia du village dont on parle ici : Saint M’Hervé.

 

wikipedia saint m'hervé.PNG

 

Premier amusement, le nom de ce village ne provient pas du saint breton Saint Hervé. Non, non, le nom vient de Mérovée, le grand-père de Clovis qui a donné son nom à la dynastie des Mérovingiens.

 

Mérovée+roi+des+Francs+Saliens+et+Grand-père+de+Clovis.jpg

Par déformation, Mérovée est devenu mérvé puis m’hervé.

De plus,

Les paysans de Saint M’Hervé semblent être -à travers ce que je lis- très catholiques et toujours prêts depuis la fin de la Royauté à lutter contre la République lorsque celle-ci menace les intérêts de l’Eglise Catholique. Deux événements majeurs le prouveront :

la Révolution

Les saint-m’hervéens aident et cachent les Chouans, ces combattants royalistes qui ne souhaitent pas la création de cette nouvelle République.

« La genèse du mouvement Chouan est fortement liée à la conscription militaire dans le cadre de la levée en masse qui touche les célibataires de 18 à 25 ans. De nombreux jeunes gens préfèrent rejoindre les insurgés où ils forment le gros des bandes chouannes »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chouans

 

 

Et la Loi de 1905

Les saint-m’hervéens empêchent, avec leurs charrettes, l’entrée des officiels dans l’église lors de l’inventaire du patrimoine.

 

Je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ces épisodes quoique je pourrais car cette histoire est très riche.

Cependant, il est intéressant d’avoir en tête ici que le deuxième prénom d’Isidore est Toussaint , et non pas Marie comme cela aurait dû être le cas au vu des habitudes familiales et locales préexistantes.

Je dis cela car en m’intéressant à la ville de Saint-M’Hervé…

Oui en m’y intéressant..

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Je tombe sur un héros local nommé Toussaint du Breil de Pontbriand , chef du canton de l’Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères. Un chouan combattant avec les paysans du coin (surtout des jeunes) ce qu’on appelait les « colonnes bleues » de la République Française naissante (l’uniforme des soldats républicains était bleu).

Et cela m’intrigue de lire ce prénom peu commun et je fais tout de suite le lien avec le deuxième prénom d’Isidore.

Car, en plus, je n’ai vu ni remarqué aucun Toussaint dans toutes les recherches que j’ai personnellement menées sur les BAZIN. Ce prénom arrive donc comme ça, comme un cheveu sur la soupe, sans que rien auparavant ne le présuppose. Ce choix de prénom était donc surprenant….

… Avant que je ne découvre ce personnage qui a dû marquer les esprits.

 

300px-Toussaint_du_Breil_de_Pontbriand.jpg

Toussaint du Breil de Pontbriand

 

En fait, il faut savoir que Saint M’Hervé était considéré comme un village insurgé dans les années 1790. Plutôt pro-chouans et plutôt rétive à la Révolution.

Des combats ont même eu lieu sur son sol à cette époque.

Autant dire que la Région fut marquée par ces batailles de guerre civile entre Chouans et Républicains.

Les saint-M’Hervéens restèrent sans doute longtemps attachés à leurs premières amours et les habitants continuèrent apparemment à célébrer, même 40 ans après, leurs héros comme Toussaint du Breil de Pontbriand.

Le père Bazin aurait sûrement voulu célébrer sa mémoire en donnant comme deuxième prénom à son fils :  Toussaint.

Et donc ça renseigne pas mal sur les idées religieuses et politiques des Bazin 🙂

 

ça y est : le contexte et l’environnement commence à s’affiner et cela me plaît énormément 🙂

On commence à comprendre ce qu’était cette famille :

 

Nous sommes, en fait, dans une famille catholique et bretonne. Sûrement royaliste mais en même temps, nous sommes sous Louis-Philippe Ier donc rien d’extraordinaire à être royaliste à cette époque.

 

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Ensuite, la famille Bazin de 1839 est sûrement issue des couches populaires. Quoique nous allons le voir, cette première déduction reste à nuancer. Certes, nous sommes à la campagne mais les Bazin vivent dans le bourg et nous allons voir plus loin dans l’enquête qu’ils descendent de petites personnalités locales, qu’on n’appellera pas forcément « notables » mais qui pourraient s’en rapprocher. En tout cas, ils ont des aïeux qui ont eu des responsabilités, petites sans doute mais responsabilités quand même. Mais je me tais et je reprends.

Nous sommes aussi dans une famille qui évolue dans le monde du bois.

Mais nous aurons sûrement l’occasion d’y revenir. Car pour le moment je ne sais toujours pas où ces charrons de Saint M’Hervé s’approvisionnaient en bois même si la forêt du Pertre, un peu plus au Sud, m’intrigue. En effet, il faut savoir que cette forêt était un des refuges préférés des Chouans.

Mais surtout les découvertes continuent car je m’aperçois que le troisième enfant du fameux Toussaint du Breil de Pontbriand se prénomme :

Isidore

Ah d’accord. Bon, le lien n’est pas absolument sûr mais là ça fait beaucoup là quand même 🙂

Encore une fois, personne dans la famille BAZIN ne s’appellait Isidore avant. Ni même dans l’entourage (parrain, marraine, ami, etc.). Et il y a trop de coïncidences pour qu’on ne dégage pas une réalité hautement probable.

Alors mon ancêtre Isidore a été très certainement prénommé ainsi pour célébrer ce héros et sa famille.


INTERLUDE

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Toujours sur l’acte de naissance d’Isidore, je souhaite partir à la recherche d’un des deux témoins, Pierre LIEVRE. Il s’agit du cousin maternel d’Isidore et depuis l’histoire de Désiré-Napoléon, les cousins de l’entourage m’intéressent particulièrement car je m’aperçois de plus en plus qu’ils renseignent énormément sur le quotidien social des familles.

Bon!

Comme il est cousin du côté maternel, intéressons-nous à la mère d’Isidore.

 

Anne JEUSSE, fille de charron.

Anne Julienne JEUSSE
N° Sosa :
Voir la fiche
Père :
Mère :

famille jeusse.PNG

Quand on regarde ce schéma, tout de suite, on imagine que Jean Bazin travaillait pour le père d’Anne. Jean aurait acquis la confiance du père par son travail honnête et sérieux. Le mariage permettait en plus d’unir univers professionnel et familial. Pas plus mal! Cette hypothèse reste tout de même à vérifier mais elle me semble la plus plausible.

 

Mais revenons à nos moutons. Enfin à notre Lièvre (oui je l’ai faite!! Ahaha)

 

Oui, si on revient à Pierre Lièvre.

Vu son âge (50 ans) il s’agit sûrement du cousin germain d’Anne Jeusse et non pas d’Isidore. Donc il va falloir trouver un lien avec les oncles et les tantes d’Anne JEUSSE.

Vous me suivez ?

non

 

 

Regardez le schéma : si Pierre Lièvre est le cousin d’Anne Jeusse alors nous pouvons en déduire qu’il s’agit d’un fils d’une soeur d’Olivier Jeusse ou de Françoise Mary.

PAR CONSEQUENT,  la mère de Pierre Lièvre a pour patronyme Jeusse ou Mary.

famille jeusse

Conseil d’ami : Si on cherche un cousin, toujours zyeuter sur les tantes! 🙂

Ya rien de plus vrai!

 

Allez c’est parti donc pour trouver un Pierre Lièvre fils d’un Lièvre et d’une Jeusse ou Mary.

 

La recherche est rude car je ne retrouve pas d’enfants LIEVRE qui aurait pour mère une JEUSSE ou une MARY.

Et puis……………………………. en parcourant les tables décennales à la lettre L, il y a aussi des LELIEVRE. Et je me souviens que lors d’autres recherches, des recherches sur des ancêtres de l’Orne, il y avait des :

SUEUR / LESUEUR

PART/LEPART

PRINCE/LEPRINCE

etc.

 

L’évidence était telle d’ailleurs à l’époque que j’ai même lu au moment où il était question de frères :

« LES SUEURS »

Il était donc possible qu’on accordât même l’article du nom de famille sur les actes! 🙂

Du coup, je me dis que LELIEVRE, c’est carrément possible. Je regarde dans les mariages

Et là

 

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Mariage de Pierre LELIEVRE avec Sainte MARIE à Saint M’Hervé.

Ouiiiii je peux rattacher Pierre Lelièvre à la famille MARY / MARIE. Trop cool, le lien se précise.

 

Mais, attends, attends !

Quoi!? Qu’est-ce que je vois ?

 

 

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Ce qui me fait rire autant, c’est de voir que la mariée se prénomme Sainte. Mon dieu! Ce prénom existe bel et bien même si plus personne ne s’appelle comme ça depuis au moins 70 ans. Et puis surtout :

quelle idée d’appeler sa fille Sainte quand son nom de famille c’est MARIE!!

Alala, j’ai bien ri quand je suis tombé sur ce mariage. Enfin, on continue!

 

Maintenant il s’agit de savoir qui est Sainte MARIE pour Anne JEUSSE ?

 

Une cousine germaine ?

Une cousine éloignée ?

 

Sur l’acte de mariage, on découvre que Sainte MARIE est la fille de Pierre MARY.

famille de sainte marie.JPG

 

 

Alors que Anne JEUSSE est la fille de Françoise MARY et la petite-fille de Jean MARY.

 

famille anne jeusse.JPG

 

La question à se poser : Comment j’unis ces deux blocs ?

En se posant sérieusement la question, on ne peut avoir que la conclusion suivante :

==> Pierre MARY est soit le frère de Françoise soit celui de Jean.

 

 

Dans le premier cas, Pierre LELIEVRE serait le cousin par alliance d’Anne.

Dans le deuxième cas, Pierre LELIEVRE est le cousin par alliance de la mère d’Anne (Françoise MARIE).

 

 


 

Pour savoir ensuite dans quel cas nous nous trouvons, je décide de chercher l’acte de mariage de Pierre MARY pour avoir le nom de ses parents.

Et….

Pierre est le fils de Jacquette BARIER.

Mince, je ne sais pas si son père est Jean MARY.

Et là je trouve l’acte de mariage de Jean sur lequel il est indiqué qu’il est le fils de….. Jacquette BARIER

BINGO !

Pierre et Jean sont frères.

 

Donc c’est bon !!!

 

Nous avons le lien entre Pierre LIEVRE et Isidore. Nous pouvons rattacher les blocs :

jeusse 2.PNG

Donc en réalité Pierre est le cousin par alliance de la grand-mère d’Isidore! Ahahah 😀 j’adore et puis j’ai enfin trouvé le lien.

Ce qui saute aux yeux en regardant le schéma, c’est la proximité évidente qu’il y avait entre les deux cousines, Françoise et Sainte. Un grand lien devait exister.

Oui, un grand lien

 

Mais attendez!! il y a autre chose…

C’est quand je lis l’intégralité des actes de mariage de Jean et Pierre MARY. Sans m’arrêter dès que j’ai trouvé ce qui m’intéressait 🙂

J’ai donc la chance de vous faire part de ce que je découvre à ce moment-là avec joie :

 

∇ Jean se marie avec Marguerite NOUAIL, fille de Jacques NOUAIL.

∇ Pierre se marie avec Ursulle NOUAIL, fille de Jacques NOUAIL.

Conclusion : ils se sont mariés avec 2 soeurs.

 

Ce qui signifie que Sainte MARIE est deux fois la cousine de la mère d’Anne JEUSSE (Françoise MARY).

 

 


Et petite anecdote que je ne peux pas m’empêcher de vous livrer. Et encore une fois, c’est grâce à ma lecture attentive des actes 🙂

Une des soeurs de Pierre et Jean MARIE, témoins à leur mariage, s’appelle…

Marie MARIE. Oh nooooon! Mais la blague quoi! Eh ben, personnellement, je me marre bien dans mes recherches 🙂


 

En fait les frères Jean et Pierre MARIE + les soeurs Ursulle et Marguerite NOUAIL sont des enfants de maréchaux qui ont l’air d’être les petits notables du coin. Le père des filles, Jacques NOUAIL, est qualifié dans un autre acte de sieur du Bas-Grée (un village de Saint M’Hervé) et sa signature est extrêmement sophistiquée, signe d’une personne hyper lettrée.

Du coup,

Question hyper importante pour moi que je vous pose, à vous lecteurs :

Est-ce que maréchal signifie maréchal-ferrant ? Ou cela pourrait signifier autre chose ? Si un lecteur peut me renseigner, ce serait avec un grand plaisir et je ne manquerai pas de vous détailler tout cela dans la suite.


 

Les frères MARIE et les soeurs NOUAIL devaient donc immanquablement être liés pour toutes les raisons qu’on imagine. Et par conséquent, les enfants ont dû se cotoyer très souvent. Ce qui fait que  :

Sainte MARY et Françoise MARY devaient être deux cousines très proches comme je le disais.


 

Et puis en plus, vous le croyez ou non, mais les recherches annexes à cette enquête (qui font partie de mes travaux préparatoires à cette enquête) m’avaient révélé que :

Françoise MARY a appelé une de ses filles Sainte!!

Une des soeurs d’Anne JEUSSE s’appelle donc Sainte JEUSSE.

Ce qui me confirme ce lien très étroit entre les deux cousines !!


 

Je vais vous donc raconter la suite de l’histoire, comme je la vois :

Anne Jeusse a 7 ans quand sa mère meurt (1814). Sainte Jeusse en a 3. Et, à n’en pas douter, Sainte MARY a dû s’occuper des enfants de sa cousine Françoise dont elle était proche. Surtout que je ne lui connais pas d’enfant et que son premier mari meurt 3 ans après Françoise (1817).

Ensuite, en 1831, Sainte se remarie avec Pierre LELIEVRE qui s’intégre semble-t-il plutôt bien à la famille.

Assez en tout cas pour qu’Anne JEUSSE fasse de Pierre LIEVRE le parrain d’Isidore.

Ouach! Voilà l’histoire retracer. Je ne suis pas mécontent que toutes mes recherches autour de cette question et du lien qu’il y a entre Pierre LELIEVRE et Isidore soit établi.

Et je me suis aperçu par le biais des témoins des mariages dont nous avons parlés que beaucoup dépendait d’un métier du bois, comme les frères Nicolas, témoins de mariage de Pierre LIEVRE et de Sainte MARIE, qui étaient boisseliers.

 

Mais qu’est-ce donc que ce métier ?

Les boisseliers fabriquent des choses comme celles-ci :

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Ce sont des récipients ou des ustensiles en bois qui servent aux ménages et aux travaux de la ferme.

 

 



En conclusion,

Oui, je n’ai pas répondu à toutes les questions que je me suis posées au début de mon enquête. Mais parce que justement, c’est cela même une enquête, c’est aussi avoir des réponses aux questions qu’on ne se posait pas 🙂

N’empêche que je suis têtu et que je garde bien évidemment en tête ces autres questions.

Et ce qu’il reste notamment à découvrir :

  • Anne-Marie et Jean-Marie ont-ils eu des descendants ? Ai-je des cousins de leurs côtés ?

 

  • Où le père Bazin s’approvisionnait en bois ?

 

J’étudie ça dans le prochain billet.

 



Dans les prochains épisodes également :

Le déménagement de la famille à Vitré, la sous-préfecture du coin, en 1845, pour la naissance d’une soeur : Ollive Bazin.

Ensuite vient la naissance d’un frère François-Marie

Et enfin la Nature n’a pas dit son dernier mot puisque leur mère Anne Jeusse accouche à l’âge de 47 ans d’un petit Auguste-Henri.

 

Je vous retrouve donc très bientôt 😉

 

Stanislas







 


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Commentaire sur “Isidore Bazin, l’enquête incroyable [Projet 32QC – 2/32]

  • Mareix

    J’adore ! Je me suis bien marrée en plus. C’est exactement ce que j’attendais de tes recherches : connaître l’environnement économique, politique… les liens entre les personnes autres que familiales. Je suis impatiente de lire la, non les suites ! Bravo