Le Couple c’est 2 fois plus de problèmes

  Certains problèmes de couple -pour ne pas dire la plupart- trouvent leur origine chez leurs parents ou leurs aïeux. Cibler la difficulté familiale c’est retrouver un bien-être intérieur chez soi et dans son couple.

Regardons comment.

 

1. Cibler le parent « fautif »

Si le problème est d’ordre purement psycho-généalogique alors ce problème bien particulier a forcément déjà été vécu par les membres de cette famille et par ceux qui ont précédé l’individu dans la construction de cette famille. Soyez en sûr! Il n’y a plus qu’à chercher chez qui dans la famille et de bien cibler la difficulté.
Si le problème provient de simples désordres généalogiques, ces troubles généalogiques peuvent être :

un mauvais rang dans la fratrie vis-à-vis de l’un des parents.

Ou un mauvais rang dans la fratrie tout court

Cela peut également être un événement qui oblige à privilégier la loyauté familiale sur la loyauté au couple.

Cela peut très bien être aussi un secret de famille qui concernera le modèle parental ou qui causera une idée préconçue du couple, forcément mauvaise.

Tout problème psycho-généalogique qui préoccupe trop l’individu (consciemment ou inconsciemment) et qui remplace une vie de couple. Alors même qu’une vie de couple s’entretient au quotidien et demande donc quasiment une attention de tous les instants comme on dit.

La liste est longue et n’est absolument pas exhaustive. Il existe tant d’autres problèmes psychogénéalogiques qui pourraient être la cause d’un problème de couple.

Car un couple, c’est une famille en devenir. Donc un problème de couple, c’est un éventuel problème familial donc un éventuel (dans le cadre de l’éducation d’un enfant) problème psychogénéalogique.

 

2.  Un couple = 2 familles

Le rôle et la position du couple dans les relations interpersonnelles de la famille est hyper importante. Car nous ne vivons pas en vase clos. Un couple ne vit pas en vase clos donc forcément l’entourage va avoir un impact sur le couple, comme le couple aura un impact sur la vie de la famille. Sur la vie des 2 familles !

En effet le couple est le vecteur par lequel deux familles -qui ont chacune des éventuels soucis psychogénéalogiques- fusionnent et doublent ainsi les éventualités de problèmes psycho-généalogiques.

La manière dont s’intègre le couple dans cette nouvelle famille fusionnée est donc cruciale.

Alors la formation du couple ou plus exactement la fusion des deux familles n’est pas à prendre à la légère.

De nombreux couples se sont séparés car cette fusion paraissait impossible ou se révélait trop compliqué pour être portée par les membres de ces deux familles.

La vraie question ici serait plutôt « peut-on construire une nouvelle famille sur cette base? » car la fusion n’est pas obligatoire bien entendu. Il existe des couples qui ont construit une nouvelle famille sans pour autant que la branche maternelle ait de contact avec la branche paternelle.

Enfin, bref, vous voyez que le couple est en même temps à la base d’une nouvelle famille et en même temps en rapport avec 2 familles.

Donc, en théorie, on pourrait même dire qu’ 1 couple = 3 familles !

Et l’importance du couple est ainsi 3 fois plus importante que l’individu dans le vertige de sa psychogénéalogie.

Et bizarrement il existe peu de littérature en psychogénéalogie sur le couple, sa formation, sa position et son rôle ==> le couple, non seulement dans chacune des deux familles mais également dans la nouvelle famille en construction.

D’autant, que le couple est important en psychogénéalogie aussi pour une autre raison : la réussite dans la formation du couple tient aussi du « timing » des deux partenaires. Si ce n’est pas le bon timing ou si le couple prend trop de temps à se former que ce soit pour l’un ou l’autre partenaire, alors la réussite du couple est en péril.

 

3. Le Facteur TEMPS

Il faut donc cibler la difficulté et vite lorsqu’on se retrouve face à un problème de couple qui provient en fait d’un problème psychogénéalogique.

Il y a donc évidemment matière à penser sur ce terrain car nous savons que résoudre un problème psychogénéalogique demande du temps. Il faut poser son arbre, son génosociogramme. Puis l’individu doit analyser de son côté et dans un deuxième temps se faire aider par une tierce personne compétente. Enfin, bref, c’est long forcément car ce n’est pas un petit problème. Mais là, typiquement, nous n’avons pas de temps. Donc on fait comment ?

Comme je le disais, il existe peu de livres, d’articles ou de documents sur ce thème bien spécifiques.

Donc la seule chose qu’on peut conseiller, c’est d’anticiper au maximum les obstacles. Avant d’être en couple.

Parfois même, nous ne sommes justement pas en couple parce que des forces anti-psychogénéalogiques sont à l’oeuvre chez soi.

Par exemple ?

 

4. L’impossibilité EXOGENE de faire « couple » avec un partenaire 

C’est par exemple quand l’impossibilité de faire « couple » avec un partenaire vient d’un souci psychogénéalogique qui n’est en vérité pas vraiment le sien.

C’est en général parce que vous êtes quelque part déjà « en couple » si on peut dire, sans que vous vous en rendez compte. Quelqu’un qui a un problème psychogénéalogique vous a « réservé » à lui, ce quelqu’un n’est pas un partenaire amoureux. Et cette personne réussit à vous convaincre inconsciemment que vous avez quelqu’un dans votre vie que vous ne voulez pas voir être remplacé.

Il peut s’agir par exemple d’une relation mère-fille fusionnelle qui ne laisse absolument pas place à une autre personne. Car il s’agira dans ce cas d’un véritable remplacement alors que nous sommes bien d’accord que d’autres relation mère-fille peuvent très bien voir l’arrivée d’un partenaire comme un complément plutôt qu’un remplacement car la relation mère-fille est saine.

Mais alors quelle est la différence entre une relation saine et une relation malsaine ?
Une relation malsaine c’est quand il y a un déséquilibre souvent. Vous avez d’un côté une fille plutôt timide réservée qui ne sera pas imposer ses choix (cela fonctionne aussi pour les garçons) et de l’autre une mère souvent moralisatrice ou culpabilisatrice qui écrasera sa fille parfois sans le vouloir. C’est pour cette raison entre autres que dans les génosociogrammes, on symbolise avec un caractère bien spéciale les femmes dominantes.
Du côté de la mère, elle interdit inconsciemment la relation soit parce que son exigence est impossible à satisfaire, soit parce qu’elle est jalouse de la situation de sa fille qui pourrait par exemple avoir un meilleur partenaire qu’elle…. Maladroit pour ne pas dire malheureux!

 

5. Une impossibilité ENDOGENE

 

L’impossibilité d’avoir un partenaire peut provenir aussi d’une interdiction tout à fait personnelle et inconsciente au bonheur. Dans ce cas des raisons psycho-généalogiques pourront être soulignées mais elles ne seront souvent pas uniques. Et il faudra chercher d’autres causes pour compléter l’explication.
Dans les sources psychogénéalogiques, il peut y avoir une loyauté invisible envers une mère qui considère qu’elle n’a jamais trouvé le bon partenaire. Alors la fille ne s’autorisera pas à trouver quelque partenaire que ce soit car elle ne peut pas s’autoriser à trouver le bon et être plus heureuse que sa mère.

 

 

6. Les injonctions transgénérationnelles

Ce sont souvent des phrases répétées qui sont alors vues par l’individu comme des vérités inaliénables. « Tous les hommes sont des salauds » par exemple. Ou « après le mariage tu n’auras plus de liberté ».

Ça peut être aussi des prophéties autoréalisatrices. Par exemple « il ne trouvera jamais quelqu’un ». Et effectivement il ne trouve personne.

Pour lire l’article sur les prophéties familiales auto-réalisatrices : Déjouer les Prophéties familiales

Aussi un refus de faire couple peut provenir de modèle de parents que l’individu ne veut absolument pas reproduire tellement il en a souffert. Il analysera sa souffrance juvénile comme étant le fruit de la formation d’un couple (ses parents).

Aussi il sera assuré en restant célibataire de ne pas reproduire la souffrance qu’il a connu étant petit. Enfin, croit-il…
Ce qui est horrible dans ce cas, c’est que si jamais l’individu tente une histoire de couples (même petite), la moindre erreur ou le moindre échec sera amplifié et lui donnera raison.

De plus, considérer que la souffrance de son enfance provient du modèle parental en général cachera de facto la véritable source de sa souffrance qui ne sera pas soignée.

C’est comme ça souvent que cet individu dont on parle choisira souvent mal son partenaire et il ira ainsi dans la mauvaise direction s’il décide de construire un couple ou une famille.

Un travail transgénérationnel permettra de dénouer cette mauvaise analyse et de faire changer le regard de l’individu sur le couple et le modèle parental.

 

Nous l’avons vu, le couple de par sa nature ontologique a à faire avec la famille et les obstacles et difficultés qui l’accompagnent. Et comme un couple, c’est 2 personnes qui font une autre personne, il y a donc forcément matière à écrire. Je ne vais donc pas m’arrêter là.

Mais déjà, ici, vous avez des éléments de base qui pourront vous aider à comprendre certains problèmes de couple.

Est-ce que vous vous y êtes retrouvés ?

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