Comment classer les collatéraux ?


Dans un précédent article, je vous ai délivré un partie de ma méthode :

Ma méthode ultime de numérotation en généalogie

Cette méthode m’a servi pendant des années car je n’avais que pour objectif de construire mon arbre généalogique avec le plus d’ascendants possibles.

Mais,

Désormais je m’intéresse aux collatéraux.

 

Ceci, pour de multiples raisons :

1. Un arbre plus étoffé et plus complet

2. Une meilleure compréhension de l’environnement familial dans lequel vivaient mes ascendants

3. Un plaisir de trouver encore et toujours un moyen d’enquêter sur ma généalogie

4. Une façon d’appréhender le nombre de cousins éloignés que je pourrais avoir sans le savoir

5. Le plaisir de voir, à partir d’un ancêtre donné, les différents parcours de ses descendants. Non seulement géographique mais aussi de professions et de milieu social

6. Une autre vision du monde et des conclusions qui pourraient être étudiées plus en profondeur. Par exemple, le constat qu’au bout de la 4e génération, les liens ou les points communs disparaissent souvent.

 

De fait, je me suis mis un objectif en tête : me lancer dans la recherche exhaustive de tous les frères et soeurs de mes 3 fois arrière-grand-parents ainsi que toute leur descendance autant que cela est possible.

 

Pour cela, je me suis doté d’un outil qui m’aide beaucoup car il me permet de retrouver des descendants d’ancêtres « cousins » qui ont suivi une toute autre voie que mes ancêtres à moi. Grâce à cet outil, j’ai pu retrouver un cousin dans un village si éloigné de son lieu de naissance que je n’aurais jamais eu idée de chercher dans les registres de ce village.

Cet outil, c’est Filae et si ce type de recherches vous intéresse, je vous le recommande fortement.

 

FILAE 

 

Je précise que je ne touche aucune commission de Filae et que je vous le conseille parce que je reconnais que ça m’a vraiment servi dans ma recherche. Mais, sans doute qu’un autre outil ou un autre site comme geneanet aurait très bien pu m’être tout aussi utile.

 

Cet outil est une mine d’informations.

Mais lorsqu’il y a beaucoup de données et en plus beaucoup de potentiels collatéraux, il faut UNE METHODE bien évidemment.

Donc j’en viens à la numérotation que j’ai mise en place. Et vous allez voir qu’elle découle naturellement de ce que je viens de vous expliquer, dans mon précédent article ainsi que dans celui-ci.

Pour chaque collatéral, j’ai identifié 4 caractéristiques qui me permet de le placer dans mon arbre généalogique.

C’est pourquoi, à chaque collatéral est assigné un numéro de 4 chiffres

Et dans ce billet, je vous dévoile les deux premiers et vous explique comment il faut les lire et comment il faut les comprendre.

 

1. La numérotation des FAMILLES

Je vous ai exposé cette numérotation dans l’article Ma méthode ultime de numérotation en généalogie

Chaque famille a un numéro que l’ont trouve en appliquant la formule suivante :

 

Q = 2n-1 + i

n = numéro de génération (moi = génération zéro)

i = numéro de la fiche de l’époux


 

Ainsi, le premier chiffre d’un collatéral nous indiquera à quelle famille, dans le sens patronyme, il appartient.

Depuis le début, il était normal pour moi de baser tout mon plan de numérotation sur les familles.

D’abord parce que j’ai d’instinct trié et classé les différents documents et renseignements de cette manière. Et, ensuite, lorsque j’ai découvert les numéros de SOSA, il me semblait important de conserver cette logique, car ce système ne me paraissait pas du tout intuitif même s’il est imparable niveau logique et que surtout tous les outils informatiques de généalogie l’utilisent.

 

2. La numérotation par génération

Ce qui était important pour moi lorsque je travaillais sur un collatéral, c’était de savoir tout de suite où le situer dans mon arbre par rapport à mes ancêtres. Et comme j’ai une vision assez linéaire et concrète de l’arbre généalogique, il me semblait bon que le deuxième chiffre corresponde à la génération.

Et d’ailleurs cette notion de génération est déjà intégré dans mon calcul de numérotation des familles, signe qu’il s’agissait d’un point important dans ma vision de la généalogie.

C’est pourquoi, pour rester cohérent avec la formule vu plus haut, je suis la génération zéro, mes parents la génération 1, etc.

Ainsi, avec le deuxième chiffre, j’arrive à les situer encore un peu mieux dans l’arbre et surtout je peux tout de suite me faire une idée de l’époque à laquelle il vivait et me demander s’ils auraient pu connaître tel ou tel ancêtre « cousin » qui vivait à la même époque.

 


Ainsi, pour que vous vous fassiez une idée concrète de cette numérotation : tous les collatéraux qui découleraient de ma famille paternelle (au sens patronyme) et qui seraient de ma génération porteraient un numéro commençant par 1.0.

Ce qui est le cas de mes frères et soeurs. Ou de mes cousins.

Les collatéraux de ma mère qui seraient de sa famille patronymique et de la génération de ses parents porteraient un numéro commençant par 2.2

C’est le cas de ses tantes et oncles paternelles. Ou des cousins de son père.

Et on peut continuer le raisonnement ainsi à l’infini. Je crois que vous avez compris.

 


Pour moi, un numéro doit être parlant. Alors peut-être qu’en utilisant les numéros de SOSA, ceux-ci finissent par nous donner une indication précise et rapide sur la place de l’ancêtre dans l’arbre. Mais je n’en suis pas convaincu.

 

Chaque chiffre a sa particularité et mérite d’être expliqué en profondeur pour une bonne utilisation.

Et je suis très heureux de pouvoir vous expliquer cette méthode qui, je l’espère, vous sera utile autant qu’elle a pu m’être utile à moi.

 


 

 

3. La numérotation par degré de parenté

 

Le troisième chiffre correspond à ce que j’appelle le degré de parenté.

Mais pour plus de compréhension, d’intuitivité et de facilité de manipulation, ce degré de parenté s’analyse toujours par rapport à l’ancêtre de la même génération.

En effet, un collatéral qui serait le frère d’un ancêtre est en toute logique aussi l’oncle d’un autre ancêtre 🙂 donc il faut un « référentiel« .

Aussi, il est plus simple de comparer par rapport à un ancêtre de la même génération.

En plus, cela tombe bien car l’indication de la génération est donnée par le chiffre précédent 😉

Je vais vous donner ici les 4 premiers degrés :

  • le degré 0 signifie qu’il ne s’agit pas d’un collatéral mais d’un ancêtre. C’est assez logique.

 

  • Le degré 1 signifie qu’il s’agit d’un frère ou d’une soeur. Normal ici aussi car c’est le lien le plus étroit avec un collatéral.

 

  • Le degré 2 veut dire que l’on a affaire avec un cousin.

 

  • Le degré 3 avec un cousin issu de germain.

 

etc.

etc.

Il est possible d’aller à l’infini. Ou presque 😀

 

Exemple 1. Un collatéral dont le numéro commencerait par 2.1.2.

Il s’agit là d’un cousin ou d’une cousine de ma mère.

 

Exemple 2. Un collatéral n° 1.3.0

C’est mon arrière-grand-père 🙂 🙂 🙂

 

Exemple 3. Un collatéral n°8.3.2

C’est la cousine de mon arrière-grand-mère

 


A force de manipuler ces numéros, on les maîtrise parfaitement et on se repère quasi immédiatement dans l’arbre généalogique.

Et en plus, on identifie d’autant mieux s’il y a un trou dans la liste des numéros. C’est soit qu’il n’existe pas de collatéral, soit que les recherches n’ont pas encore menés à des collatéraux, soit qu’il s’agit d’un oubli auquel il faut remédier.


 

4. La numérotation par « primogéniture »

 

Le troisième chiffre correspond à ce que j’appelle la primogéniture.

Il s’agit en fait de l’ordre de naissance sur la génération entière. Cela permet de savoir qui est plus vieux par rapport à qui. Aussi, on peut les placer dans l’arbre spacio-généalogique.

Alors, bien évidemment, ce chiffre change continuellement au fur et à mesure de l’avancée des recherches. C’est toujours un chiffre « à date »,  c’est-à-dire à un moment donné de la constitution de l’arbre.

Mais pour moi cette numérotation ne pouvait pas éluder cette problématique de la place précise de chacun dans le temps.

La génération donne une indication bien évidemment mais pas par rapport aux autres et donc pas assez précise. C’est pourquoi j’ai ajouté le chiffre de la primogéniture qui me paraît intéressant pour que la logique soit complète.

Ceci étant dit, je sépare bien ce chiffre lorsque je numérote, avec un slash.

Par exemple, mon cousin qui est le second de toute la cousinade porterait le numéro suivant :

 

1.0.2/2

 

Explication de texte :

1 – Appartient à la famille patronymique 1 (càd celle de mon père)

0 – car il s’agit de ma génération

2 – car c’est mon cousin

/2 – car c’est le deuxième de la cousinade (il a une soeur aînée)

 

Maintenant c’est à vous. A vous de partir à la chasse aux collatéraux avec une bonne méthode et une bonne numérotation 😉

Je serai ravi d’avoir votre avis. N’hésitez pas à m’envoyer un mail à stanislas@doujeviens.fr pour me faire part de vos avis et de vos envies de prochains rendez-vous généalogiques 🙂

A bientôt 🙂

Stanislas