Episode 5, Isidore – La Fratrie – Fin

La dernière ligne droite de cet épisode sur Isidore Bazin, notre deuxième héros de la série. Et que de rebondissements pour cet épisode justement. Pour vous rappeler les faits :

Nous avons la soeur aînée Anne dont nous connaissons bien l’histoire relatée dans l’épisode précédent :  32QC – Episode 4. Isidore. La quête des cousins, de 1835 à 2006.

Mais rappelons-nous que la fratrie se composait d’autres frères : Jean, François et Auguste.

Et d’une petite soeur : Ollive 🙂

Petit récap’ :

fratrie bazin
Liste des frères et soeurs d’Isidore (en rouge) avec précision de l’année de naissance et de la situation géographique

 

C’est parti : à la recherche de cousins vivants aujourd’hui ! (éh oui, c’est ça le but initial de tous ces épisodes)

 

Le frère aîné Jean

 

Jean-Marie François BASIN
N° Sosa :
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Père :
Mère :

 

Nous commençons donc cet épisode par Jean, le deuxième de la fratrie après Anne donc le premier fils.

Oui, Jean est le fils aîné. Il est donc charron comme son père.

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Bla, bla, bla

Rien de particulièrement intéressant, nous sommes d’accord.

Cependant,

Le frère Jean prend sous son aile son petit frère Auguste qui sera son apprenti.

Jean a 30 ans.

Auguste en a 13.

Ils installeront leur atelier de Vitré à Bourgon, village de Mayenne limitrophe de l’Ille et vilaine et limitrophe également de …. Saint M’Hervé, le village natal de Jean.

 

map bourgon 2.png
La rivière, la Vilaine, sépare Saint M’Hervé de Bourgon. La rivière sert également de frontière entre les départements de l’Ille-et-Vilaine et de la Mayenne

 

 

A Bourgon,  Jean embarque aussi sa femme bien évidemment. La brave Perrine 🙂

Et… 5 enfants naissent à Bourgon !

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Ah ça y est, je commence à découvrir des cousins de la famille qui sont, par conséquent, de potentiels géniteurs de cousins contemporains. Ne l’oublions pas! Vous n’auriez quand même pas oublié le but de notre enquête 🙂

Les noms des enfants du frère aîné Jean et de son épouse Perrine sont :

 Jean, Augustine, Isidore, Albert et Joseph.

Mais pourquoi certains noms sont dans une couleur et d’autres noms dans une autre couleur ? Quel est le sens de tout cela ?

Nous allons le découvrir ensemble 😀 Enfin… Surtout vous, moi je sais déjà 😉

Donc…

Ni enfant ni mariage pour Augustine, la seule fille de la fratrie qui semblerait avoir fini ses jours « vieille fille » à Landavran où elle meurt en 1948, à l’âge de 75 ans.

Landavran est un village près de Vitré dans le pays des Bazin (Nord de Vitré). Mais je n’avais jamais vu mention de Bazin de la famille dans ce village. Qu’est-ce qui a fait qu’elle s’est retrouvée dans ce village ? Quelle est la raison de sa venue ? Il y en a une, c’est sûr. Mais je n’ai pas encore la réponse…

 


 

Ensuite, je n’ai pas retrouvé de mariage pour Jean et Joseph dans un premier temps. Et puis, quand j’ai cherché des infos et des infos, je suis allé jusqu’à leur fiche matricule et… Ah mais oui d’accord, tout s’explique, je comprends bien mieux. Quoi? Pas vous ? Bon, allez je vous dis :

Tous les deux sont…

 

ah.gif
Ah, ah, je te dirai jamais

 

clind'oiel.gif
Allez d’accord ça marche, je te dis

 

Eh bien,

 

En fait, ils étaient prêtres. Ouais, je sais, vous vous en doutiez.

 

Jean et Joseph, les abbés Bazin, étaient tous les deux infirmiers à la 4e section pendant la Première Guerre Mondiale.

Je vois déjà les blessés les appeler les frères-abbés BAZIN ^^

Mais ce n’étaient pas des jumeaux. En cela, c’eût été impossible. Pourquoi?

Parce que l’un était myope et l’autre pas. Et puis c’était pas une petite myopie : plus de 6 dioptries apparemment.

 


 

Je retrouve ensuite le mariage de :

Isidore (Tiens un homonyme de notre Isidore, c’est son neveu du coup) s’est marié avec Marie-Françoise chez elle, à Entrammes (Mayenne).

Reste que le neveu-homonyme de notre Isidore. Isidore donc. Eh bien il était marbrier. Entrepreneur dans le marbre. Un métier qui sort un peu du cadre de la famille.

Mais surtout, comme nous parlons de la Première Guerre Mondiale, cet Isidore-ci a été prisonnier en Allemagne, au camp de Langensalza. Vous avez dans cet article du Monde un état des lieux complet de ce qu’était ce camp : Le camp de Langensalza

 

 

Pour connaître plus largement la situation des prisonniers de la Première Guerre Mondiale, vous pouvez lire le très bon article qui suit : Les prisonniers de guerre 1914-1918

Il n’a été relâché qu’après l’Armistice, le 30 novembre 1918. Que de joie il eut dû y avoir quand il fut rentré. Nous l’imaginons. Au moins 2 femmes l’attendaient : son épouse et sa fille Marie.

 

Albert, quant à lui, s’est marié avec Anna à Vitré (ah, on connaît!). Et puis, et puis… Ah oui, encore des morceaux du puzzles que je retrouve et je reboucle la vie d’Albert avec celle d’Augustine.

Attendez que je vous explique.

 

Albert et Anna se sont installés au Verger de Landavran pour y cultiver les bons fruits de là-bas. Et puis, Augustine, la soeur d’Albert et vieille fille, s’est retrouvée vraiment seule à la mort des deux parents. Augustine a donc rejoint l’un de ses deux frères mariés pour vivre avec sa famille. Albert et Augustine devait être assez proche. Ce qui me le fait dire ?

Le nom d’une des filles d’Albert. Ah parce qu’il a eu des filles ? Oui et même un fils 🙂

Découvrons cela ensemble.

Anna (comme sa mère), Augustine (comme sa tante) et Joseph (comme son oncle).

 

 

Enfin, voici donc le tableau final :

 

 

Mais ce n’est pas fini car…

Sur l’acte de naissance de Joseph Bazin (1914), il est indiqué qu’il se marie avec Marie HERBET en 1942 dans le village de Martigné ferchaud, au Sud de l’Ille-et-Vilaine.

Alors je tape frénétiquement sur internet cette ville et ce nom d’HERBET.

Et là..

 

Je tombe sur un avis d’obsèque, celui de Marie HERBET, en 2016 !

Argh, à deux ans près.. Et en même temps, s’il n’y avait pas cet avis d’obsèque, j’aurais certainement eu plus de mal à la retrouver. Et surtout. Surtout, sur cet avis d’obsèque, il y a les noms des enfants qui regrettent leur mère.

Il y en a trois. Je vais essayer de les contacter et je vous tiendrai au courant 😉

Ils s’appellent Maryvonne, Joseph et Annick Bazin.

 

 

La petite soeur Ollive

Marie Ollive BAZIN
N° Sosa :
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Père :
Mère :

 

Ollive est un vieux prénom féminin qui n’est plus donné de nos jours. Mais même à l’époque il n’était pas si courant (moins de 100 personnes en France).

Depuis les années 30, il est largement abandonné pour Olivia

Source : https://www.magicmaman.com/prenom/olive,2006200,14796.asp

 

Cette rareté m’a poussé à chercher la raison de ce choix.

Car si ce n’est pas courant, c’est qu’il y a une véritable raison. Donc on va chercher laquelle.

Souvent la mère s’appelle déjà Ollive…. ou le père Olivier.

Ici, le père s’appelle Jean. La mère s’appelle Anne. Donc ce n’est pas ça.

Il faut chercher ailleurs…

Nous avons suffisamment remonté les oncles et les tantes du côté de la famille de la mère d’Isidore – les JEUSSE – dans l’épisode 3 : Isidore Bazin, l’enquête incroyable

Le père de la mère d’Ollive s’appelait Aulivier  (autre orthographe d’Olivier). Donc ok je comprends le choix du prénom.

Le grand-père d’Ollive se prénomme Olivier.

Ce qu’il est important de noter ici, c’est que le choix des prénoms masculins semble revenir au père ou en tous cas d’être une référence à sa famille. Pour les prénoms féminins, on ira chercher du côté de la mère. C’est assez courant mais pas systématique comme nous le verrons dans d’autres enquêtes. C’est pourquoi des détails comme celui-ci est important à souligner et à repérer

pour faciliter les recherches de cette famille par la suite -Truc d’enquêteur- 😉

 

 

Autre truc d’enquêteur, les témoins de naissance.

Pour Ollive, c’est un ami de la famille qui habite à Bourgon. Tiens, tiens. N’y aurait-il pas un lien avec l’installation de Jean et Auguste, les deux frères charrons…

C’est vraiment important de s’attarder sur les témoins de naissance pour ce genre de petites découvertes. Souvent, les témoins sont les intimes, l’entourage propre de la famille.

Mais revenons à ces témoins-ci. L’autre témoin est un serrurier. Un collègue du père sûrement. Ah bon? Mais pourquoi ce métier serait proche de celui de charron ?

La serrurerie est à la charpente en fer, ce que la menuiserie est à la charpente en bois

 

collecte-des-icones-cles_23-2147505921

 

Seule la distinction des matériaux utilisés conduit à faire la distinction entre la serrurerie et la menuiserie. Les serruriers exécutent des charpentes en fer, des serres, des escaliers en fer, des pans de fer, ETC.

De nos jours le terme « serrurerie » est employée de manière variable, souvent selon son sens premier de discipline s’occupant de serrures.

On parle de menuiserie métallique ou de charpenterie métallique pour tout ce qui est ouvrage de châssis, d’escalier, de cloison ou de charpentes, réalisés en métal.

En France, le terme « métallerie » tend à s’imposer, qui regroupe les corps de métier qui fabriquent ou posent des ouvrages métalliques pour le bâtiment.

 

C’est pourquoi le « serrurier » travaille main dans la main avec les métiers du bois, à la fin du 19e siècle. Siècle pendant lequel le fer et le métal s’impose. C’est la Révolution industrielle ! Plus aucun produit ne ressort de l’atelier intégralement en bois. Que ce soit le véhicule avec son châssis en fer ou la porte avec sa serrure en acier, le charron ne travaille plus intégralement avec le bois.

 

Ce qu’on peut dire de plus sur Ollive, c’est qu’on la retrouve à 60 ans fille célibataire à Laval. Elle y est ouvrière. Donc pas de descendance de son côté.

 

Le frère cadet François

François Marie BAZIN
N° Sosa :
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Père :
Mère :

On a vu que les prénoms masculins étaient à chercher du côté du père. Pourquoi François alors ?

Après des recherches, j’ai trouvé qu’un oncle s’appelait François Bazin.

Cet oncle François était le dernier de la fratrie. ça j’en suis sûr car il est né 1 mois après le décès du père…

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Pour revenir à notre François, mes recherches se sont avérées infructueuses. Mais c’est sûrement parce que je n’ai pas accès à plein de documents des Archives qui pourraient m’en apprendre beaucoup. Il faut aussi savoir être patient en généalogie.

 

Donc pas mal de découvertes mais des zones d’ombre encore comme avec François ou même Auguste. Mais je vais laisser de côté cette branche de mon arbre pour le moment et par la même occasion notre 2e héros : Isidore Bazin. Je laisse maturer un peu tout ça. Je vais essayer de contacter les 3 cousins trouvés qui sont encore vivants. Mais ce n’est pas gagné car il faut déjà que je trouve leurs coordonnées.

Et puis, je vais m’attaquer au 3e héros de la série : Claude Féraudet, l’auvergnat qui partit à la conquête de l’Ouest.

A très bientôt 🙂

 

1 Commentaire

  1. jean bazin Répondre

    Formidable tes recherches. Je te suis toujours et dis moi si je peux faire quelque chose pour prendre contact ou chercher leurs coordonnées
    J’ai vu une annick bazin ( ma soeur de lyon s’appelle Annick lecoq, nom de jeune fille annick bazin)
    Je te signale que guy mougnères fait des recherches sur les jumeaux ferraudet morts au cours de la guerre 14-18 et il semblerait qu’il ait trouvé des choses!!!
    Jean yves

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