Manifeste sur l’importance de la Psychogénéalogie

Aujourd’hui, la société de notre monde moderne s’est accordée sur un mode de vie bien précis.

Ce choix est celui du mouvement perpétuel et de l’Avenir comme seul point d’appui dans nos vies. Cette décision décisive que nous prenons tous les jours sans nous en apercevoir est en réalité plus une approbation tacite. Il n’en demeure pas moins que nous restons résolument et exclusivement tournés vers l’Avenir.
Le Futur est forcément meilleur puisque nous avançons forcément vers le Progrès.
Nous devons absolument changer, nous dit-on. Tout est transformation. Tout est mutation. Tout transpire l’impératif d’évolution.

 La conséquence est alors double.

 

1. La croyance aveugle dans un Futur forcément meilleur – La Psychogénéalogie méprisée

Nous méprisons le présent et le passé. L’un ne mérite pas d’être vécu et ne peut constituer un Avenir pour nous enfants. L’autre est, quelque soit l’époque, décrit comme un moyen-âge sale, putride, obscur quand ce n’est pas tout simplement la préhistoire.
La pensée disparaît alors. Elle est devenue inutile. puisqu’il est acquis d’emblée que le futur est forcément meilleur : nous n’avons plus à réfléchir mais à y aller, c’est tout. Le postulat du nouveau discours de la méthode n’est plus « je pense donc je suis » mais « le futur est devant nous, le progrès aussi, qu’attendons-nous pour y aller ? »
Comme s’il y avait un sens à l’Histoire ! Alors qu’il n’y a que des choix qui s’offrent à nous pour décider ce que nous pensons être Bien pour l’Homme.

 

 Alors je vous propose d’y réfléchir justement et de développer une pensée dans ce débat, à travers le prisme de la PsychoGénéalogie.

 

2. La Psychogénéalogie comme point d’appui

la Psychogénéalogie est à la fois une psychologie du passé (généalogie) et une psychologie du présent (développement personnel).

Pourquoi pas prendre appui dessus pour choisir notre Futur?
Cette discipline émerge justement parce que nous avons plus que jamais besoin de nous tourner vers le passé qui lui-même participe à la constitution de notre présent, de notre être actuel et donc de notre quotidien.

Ce n’est pas une science mais une discipline qui n’a pas la prétention d’être exacte dans ce qu’elle présente, comme les mathématiques le sont. En revanche, c’est une aide thérapeutique pour certains et un art de vivre pour d’autres.

 L’aide thérapeutique donne des outils d’analyse de la situation et les solutions offertes sont souvent des routines de vie ou mieux encore des valeurs revendiquées.

 

3. La gratitude comme obstacle au mépris

Avoir de la gratitude envers ses aînés, par exemple, découle directement de la PsychoGénéalogie. Car malgré leurs défauts, ils nous ont construits. Nous avons beaucoup d’eux en nous et si nous ne leur montrons pas de la gratitude, si nous ne leur sommes pas bienveillants, c’est que finalement nous nous méprisons nous-mêmes.

Car ce qui se cache derrière le mépris du passé, c’est le mépris du présent et de soi-même. D’ailleurs, remarquez qu’on a le droit de ne mépriser que soi-même lorsque nous voulons ironiser. Notre identité est rétrograde si elle n’est pas nouvelle.

 

Le malaise de notre société vient bien de ce mépris pour ce qui est fondamentalement nous.

 Nietzsche analysait ce comportement intellectuel comme du nihilisme.

 

4. Dans la Psychogénéalogie réside une volonté de puissance énorme 

Tout sort du néant car tout doit être nouveau (conséquence de la croyance unique dans le futur et du mépris du passé).
Et tout se vaut car tout est nouveau donc rien n’a vraiment de valeur.

A ce nihilisme, Nietzsche opposait la volonté de puissance et la nécessité de se dépasser (soi et non les autres, remarquez !).

Alors soyons fier de ce que nous sommes sans évidemment tomber dans la fatuité la plus aveugle qui empêche la saine et obligatoire remise en question.

Mettons de côté la relativité de toutes choses. Cette théorie que voudrait nous imposer la modernité. Tout ne se vaut pas à tout et ce n’est pas parce que nous considérons notre mode de vie supérieur à un autre mode de vie que cela signifie que nous méprisons ce dernier. Le mépris sous toutes ses formes est à proscrire. 
Admirer simplement ce qui a été et s’arrêter (en opposition au mouvement perpétuel de notre monde moderne) sur ce qui est bien aujourd’hui devient une nécessité vitale.

Sur ce qui a été mauvais, la Psychogénéalogie nous apprend avec tant d’autres penseurs et philosophes à pardonner. Le pardon est très important car il évite de se focaliser sur un élément toxique du passé afin qu’il n’est pas de répercussion sur le présent.
Or, pour pardonner, il faut comprendre l’autre. Nous devons donc communiquer ensemble (bannissement du secret en Psychogénéalogie par exemple).

 

  Communiquer pour connaître l’autre.

 

5. La compréhension et la connaissance, vecteurs indispensables prônés par la Psychogénéalogie

Communiquer aussi pour que l’autre nous aide à nous connaître soi-même mieux. Quand on se connaît mieux, on maîtrise beaucoup mieux la portée de nos actes et de nos paroles. Le raisonnement est plus juste et nous aidons les autres à mieux se connaître eux-mêmes.

Nous diffusons alors la connaissance.

Communiquer. Communiquer vraiment, c’est diffuser la connaissance. Les discours creux et l’actualité en continu ne sont que le symbole de la vacuité moderne caractérisée par son nihilisme. Rien n’a vraiment de sens et rien n’est vraiment révélé. Rien n’est vraiment donc communiqué.

Car communiquer vraiment, c’est tout faire pour élever l’autre. L’élever intellectuellement, l’élever moralement, l’élever spirituellement, etc.
La Psychogénéalogie, c’est une prise de conscience que le hasard n’existe pas. La coïncidence des dates est le résultat concret d’un syndrome anniversaire. Le choix d’un prénom ou d’un métier n’est dû qu’à un projet de vie (inconscient souvent) ou du positionnement de l’enfant face à ses parents donc face à ses ancêtres.

C’est pourquoi d’ailleurs la Psychogénéalogie fait grandir car elle révèle à l’homme ce qu’il est, une personne à la fois complexe et unique qui détient seul les clés de son bonheur et plus largement de son accomplissement.
Notre malaise intérieur n’est alors sûrement pas la faute de la société dans laquelle nous vivons mais il est le résultat malheureux de notre passivité de confort.
La Psychogénéalogie admet donc que les cartes ne sont pas distribuées équitablement mais au moins elle nous permet d’en prendre connaissance. Il ne manque plus que vous jouiez. A vous de jouer !

 

 La Psychogénéalogie est donc un état d’esprit, porteuse de valeurs et héraut d’une mentalité.

 

6. La Psychogénéalogie, une discipline complète et riche

C’est pourquoi elle ne peut pas être circonscrite à la psychanalyse ou à la thérapie psychologique. Car ce serait la dénaturer et oublier un peu trop vite qu’elle est un tout.
Autrement dit, les résultats et le système que la Psychogénéalogie nous expose constitue un agrégat de contre-valeurs et de disciplines sources sans lesquelles elle passerait pour de la mauvaise voyance, considérant seulement les objets psychologiques et médicaux qui la compose. Alors que, bien évidemment, la Psychogénéalogie est bien plus qu’un élément de la santé publique. Elle rayonne sur l’histoire, sur le développement personnel, sur la philosophie même, sur la manière de vivre, sur le retour du sens dans une modernité qui méprise la généalogie de toute chose, qui ignore les causes pour n’avoir les yeux fixés que sur les conséquences.

 

   Je revendique donc une autre définition de la Psychogénéalogie, une définition plus ouverte, plus complète : un véritable art de vivre que je souhaite partager avec vous.

Par exemple, si nous regardons toujours devant nous, comment nous nous apercevrions que nous devons fuir ? Et si nous ne cessons de courir en avant, comment savoir qu’il est temps de s’arrêter ?
En Histoire, le contexte et les circonstances ne sont que l’enchaînement temporel de ce qu’il s’est passé pour constituer un présent que nous cherchons à modifier et à transformer.  En cherchant dans l’Histoire, on trouve ce qu’il faut faire.

Comment connaître la direction à prendre si nous ne savons même pas, ni les chemins que nous avons déjà pris sans succès (le passé) ni là où nous nous trouvons (le présent) ?

Evidemment, il nous manque ici l’économie, la politique, la religion, etc. et plein d’autres aspects qui composent un art de vivre. Mais ceci n’est qu’un manifeste, ce qui signifie qu’il n’a pour vocation que de vous manifester le début d’une pensée déjà bien développée mais qui va s’affiner dans les années à venir.

 En voici déjà l’ébauche qui fera l’objet d‘explications et de détails dans des livrets séparés 

 

7. L’art de vivre inspiré de la Psychogénéalogie



Dans un document à part.

 

« Défendons-nous d’enseigner cette doctrine comme une soudaine religion ! Elle doit se diffuser lentement, toutes les générations doivent la cultiver et mûrir à son contact, – afin qu’elle devienne aussi un grand arbre qui ombragera l’humanité à venir » (Nietzsche).

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