Mourir pour Napoléon à bord du Charlemagne


Le Charlemagne est un vaisseau de deux-ponts de 74 canons, ce qui veut dire que de chaque côté du navire, deux rangées de 74 canons se présentent à l’ennemi pour l’abordage.

 

 

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Peinture de Louis-Philippe Crépin, Le Redoutable à Trafalgar, 1807, Musée national de la Marine
-Source : Wikipedia-

 

L’équipage d’un « 74 » se compose de 750 hommes. Les seuls navires plus gros sont les « 80 », des navires à 80 canons comme le Friedland par exemple, un célèbre vaisseau amiral.

Le Charlemagne est donc un gros navire de guerre, une des fiertés de l’Empire napoléonien.

 

L’histoire du Charlemagne en bref.

En 1792 puis en 1794, les français s’emparent d’Anvers. Nommé Premier Consul, Napoléon Bonaparte y porte un très grand intéret et ambitionne très vite d’en faire un arsenal important. Celui-ci voit officiellement le jour le 15 août 1804, jour de Saint-Napoléon. Plusieurs navires sont rapidement mis en construction. Le premier des vaisseaux mis à l’eau est le Charlemagne, un 74 canons, lancé le 8 avril 1807 (voir image). L’Empereur visitera le vaisseau le 1er mai 1810. Le Charlemagne sera donné aux hollandais à la chute de Napoléon, en 1814.

Il est à noter que, très rapidement, Anvers devient l’arsenal le plus important de l’Empire. Les Anglais, très inquiet de cette situation, tenteront en 1809 un débarquement près d’Anvers afin de prendre la ville et son arsenal. L’opération sera finalement un échec.

C’est lors de cette opération que Denis LEGRAS, un de nos ancêtres, perd la vie >> Mon nom est Marie-Madeleine LEGRAS.

 

Et voici une gravure qui représente le Charlemagne, lors de son lancement en mer.

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La vie d’un marin au quotidien

 

Près de 750 hommes sur environ 57 mètres de long, une multitude de métiers, une hygiène et une alimentation rudimentaires, une discipline de fer rythmée par des périodes de travail et de repos qui priment sur les loisirs, voilà qui résume la dure réalité des marins à bord de la marine à voile de cette époque (Source : wikipedia).

Mais ce n’est pas tout…

La vie en mer a son lot de dangers : maladies comme le scorbut dont on commence à bien connaître les antidotes, en embarquant citrons, moût de bière fermentée ou cochléaria, les affections pulmonaires, les rhumatismes, les ophtalmies, les maladies tropicales comme la fièvre jaune ; blessures consécutives aux engagements souvent très meurtriers ; enfin la captivité sur les fameux pontons anglais ou espagnols. En 1811, sur le corpus étudié par Pierre Lévêque, il y a 79 prisonniers qui ne seront libérés qu’en 1814. En effet, libérations et échanges sont très rares avant cette date, essentiellement parce que les prisonniers faits par les Anglais étant plus nombreux que ceux des Français, l’échange aurait été disproportionné (Source ici)

 

Le port d’Anvers

Napoléon a visité quatre fois Anvers. Preuve s’il en est de l’importance qu’il donne à cette ville. Il veut donner à Anvers un rôle déterminant dans ses projets de conquêtes européennes. Ce sera le port de guerre le plus important de son Empire. Et ainsi va l’Histoire… Le port retrouve enfin sa place dans le commerce mondial après deux siècles de vaches maigres. Il prospère et se développe de 1794 à 1814. Une vingtaine d’années qui changeront radicalement la dynamique et l’aspect de la ville portuaire. Il faut dire que ce développement économique accéléré a un prix. L’état de guerre est permanent.

Reportage : L. Navez / S. Gurak / M. Dubois

 Bonaparte et l'Escaut
(Source du paragraphe et de la vidéo ici)

 

 

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