Mirecourt, ville de luthiers & de dentelles [dentelles Ep.1]


Au XVIIIe et XIXe siècle, Mirecourt vit principalement de la lutherie et de la dentelle. Ce sont deux domaines dans lesquelles les mirecurtiens sont excellents. Ils sont même reconnus mondialement à l’époque.

 

L’arrivée de la lutherie

Petite mise en contexte. Suite à l’échec de la campagne d’Italie de 1495, Charles VIII (roi de France entre 1483 et 1498) a contribué à la venue en France d’artistes italiens qu’il protège. C’est le début de la Renaissance.

Or, à l’époque, les ducs de Lorraine sont passionnés par la musique. C’est donc dans ce contexte qu’ils s’intéressèrent au savoir-faire des italiens dans la fabrication des violons. Dès lors, les faiseurs de violons seront de plus en plus nombreux à Mirecourt.

En 1732, le duc François III de Lorraine édicte une charte pour les « luthiers et faiseurs de violons de Mirecourt et de Mattaincourt ». Cette charte permet et de reconnaître ce savoir-faire et de le protéger en y définissant les règles.

A partir de ce moment-là, la ville de Mirecourt a une renommée mondiale par sa production d’instruments et d’archets. Soixante maisons de luthiers et d’archetiers, des petites entreprises ou des usines, sont recensées sur trois siècles. La majeure partie est en activité au XIXe siècle. Mais l’activité d’archèterie a, par la suite, chuté avec l’arrivée des enregistrement sonores, dans la première moitié du XXe siècle.

Aujourd’hui, une école de lutherie existe depuis 1970, créée par Étienne Vatelot.

 


 

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Mon nom est Claude SALLE

Cliquez sur l’image pour découvrir l’histoire de Claude SALLE, marchand de dentelles qui a parcouru 500 km, des Alpes aux Vosges.

 


La dentelle

Aujourd’hui, on confectionne encore de la dentelle à Mirecourt. Mais, bien sûr, beaucoup moins qu’à la grande époque.

Avec l’arrivée de ces mêmes luthiers italiens dont nous parlions précédemment, la dentelle fut introduite en Lorraine et notamment à Mirecourt.

Les femmes des villages alentour travaillaient la dentelle et la broderie.

Ce qui est intéressant dans le domaine de la dentelle, c’est qu’on y trouve toutes les classes sociales. Les orphelines, les femmes d’ouvriers et de paysans y trouvent le moyen d’apporter une rentrée d’argent. Les jeunes filles y trouvent un moyen d’étoffer leur trousseau.

Vers 1790 le commerce est très actif. Il est alimenté par plusieurs milliers de dentellières. Les négociants les revendaient à des marchands en gros. Les colporteurs emmenaient les dentelles vers la Suisse, l’Allemagne, les Flandres, l’Italie et l’Espagne. L’âge d’or se situe vers 1850. On dénombrait alors près de 25 000 dentellières à Mirecourt et dans les villages voisins. L’activité décline à la fin du XIXe siècle, principalement en raison de l’évolution de la mode et des mœurs.

 

Nos ancêtres

Beaucoup de nos ancêtres sont venus à Mirecourt spécialement pour y pratiquer ces activités professionnelles. D’autres encore ont été amenés à en faire leur profession car il s’agissait d’une économie locale à laquelle on ne pouvait pas échapper. Mais tous ont fait partie d’une tradition familiale qui s’est perpétuée sur plusieurs générations.

 

Sur doujeviens.fr Vous pourrez lire l’histoire d’ancêtres qui sont passés par Mirecourt pour la lutherie et l’histoire de ceux qui s’y ont installé pour développer l’économie de la dentelle.

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FIN

 

 

 

 

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