Mon nom est Joseph BAZIN. Charon.


Joseph Pierre-Marie BAZIN
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Je suis né en 1872 dans un village breton de l’Île-et-Vilaine nommé Vitré.  Issu d’une famille de menuisier depuis trois générations, j’ai eu à coeur tout au long de ma vie de maintenir cette tradition familiale.

 

Les liens de parenté

 

 

 

Je suis né à Vitré mais nous venons plus exactement du nord de Vitré : Livré, Val d’Izé, Taillis, St M’Hervé. Ce sont dans ces villages, non loin de Rennes, que mes aïeux ont toujours vécu.

 

 

 Le bois, une entreprise familiale

Mon grand-père Jean-Marie était charron, mon père Isidore l’était aussi et je le suis également. Nous concevions, fabriquions, entretenions, adaptions et réparions les véhicules en bois. Charron vient en fait du mot « char » qui désignait au Moyen-Age tout type de véhicule.

Pour faire vivre l’entreprise familiale, nous avons profité avec mon père du développement de la liaison ferroviaire Rennes-Paris (ligne ouverte entre 1863 et 1865) qui nous ouvre un autre marché et qui nous permet d’avoir des clients supplémentaires non-négligeables, à Paris notamment.

Un de mes clients était Charles Fourrier FLAMBEAU, directeur au conservatoire de Mirecourt (près de Nancy) et souvent de passage à Paris pour ses activités de luthier, de chef de l’harmonie, de professeur de musique et de négociant (voir l’article suivant : Mirecourt, ville de luthiers et de dentelles). Il était aussi riche que sa fille était belle. Et fort heureusement, je commençais à devenir un peu riche moi aussi. En tout cas assez pour convoiter Marie-Joséphine. Je passais donc de moins en moins de temps en Bretagne et de plus en plus à Paris pour la voir le plus souvent possible.

 

Un tragique événement qui précipita les choses

Le 6 avril 1897, le père de Marie-Joséphine décéda. Sa mère, Anna FLAMBEAU née LEBLOND, devînt alors rentière. Mais cette situation reste précaire au regard des besoins d’une famille. Elle souhaita donc assurer un avenir à sa fille et hâta ma décision de me marier avec elle.

Nous nous sommes donc mariés le 28 mai 1898 à la mairie du 7e arrondissement de Paris.

Puis nous sommes retournés à Vitré pour fonder une famille. Nous avons eu :

  • Susanne (1899)
  • Yvonne (1902)
  • René (1907)
  • Germaine (1910)

Nous avons vécu de belles années. Mais le début du 20e siècle marque également le début de l’ère automobile, le développement des véhicules motorisés et très vite la disparition du bois dans les véhicules de transport. L’entreprise était clairement en perte de vitesse et à la veille de mes 50 ans, ma situation morale était au plus bas. A tel point qu’avec Marie-Joséphine nous avons décidé de changer d’environnement, de tenter de construire une deuxième vie, à Reims où nous connaissions des amis.

 

Joseph BAZIN mourut à 50 ans, en 1922.

Marie-Joséphine devait lui survivre pendant 25 années. Elle ne trouva la mort que le 3 janvier 1947, à Reims qu’elle n’a jamais quitté depuis le décès de son mari.

 

FIN