Les cousins GEORGE. Par Marie-Joséphine FLAMBEAU. 


 Au préalable, il est conseillé de lire les articles suivants :

Mon nom est Joseph BAZIN.

Mon nom est Anna LEBLOND. Partie 1.

Mon nom est Anna LEBLOND. Partie 2.

 

 

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Ma tante (Clotilde LEBLOND) s’est mariée avec Monsieur GEORGE. Il était professeur au collège de Mirecourt et c’est pourquoi on lui donnait du monsieur pour rire avec mes frères. Nous voyions bien qu’il voulait se donner un air important. Mais il était toujours aimable en toute circonstance.

Comme mon père avec ma mère, il y avait entre Monsieur GEORGE et tante Clotilde près de 15 ans de différence d’âge.

Mais ceci s’explique.

 

 

Les deux soeurs aux destins tracés

 

Ma grand-mère a voulu intégrer tante Clotilde et maman dans le vieux milieu mirecurtien qu’elle connaissait. Pas le milieu dandy de la nouvelle génération, qu’elle ne pouvait pas connaître puisqu’elle était éloignée de Mirecourt, habitant à cette époque Nancy.

Aussi les plus jeunes de ce milieu avaient déjà 15 ans d’âge sur ses filles.
Très vite, ils ont eu deux beaux fils, les cousins GEORGE : Gustave (1858) et Léon (1861).

Moi qui suis née en 1875, ces  grands cousins formaient avec mes frères et moi le clan des 6 dont j’étais la plus jeune et surtout la seule fille. Ils étaient tous très intelligents, leur futur le prouvera. Et à moi, ils m’ont inculqué tellement de choses et surtout le goût de la découverte.

L’oncle de mes cousins GEORGE était le maire de la ville dont Monsieur GEORGE était originaire. La ville de Bauzemont. Ce n’est pas très loin de Mirecourt et il nous arrivaient de partir en voyage comme on s’amusait à lancer aux parents, conscients que nous n’allions pas si loin.

Nous étions une génération qui avait soif d’évasion et, encore une fois, nos parcours l’attestent.

 

 

Pour mes cousins GEORGE :

 

  • Gustave est d’abord parti pour Belfort où il a été sous-inspecteur de l’enregistrement des domaines du Timbre. Au gré des promotions obtenus, il a ensuite été de ville en ville, toujours avec sa femme Eugénie qui ne se permettait jamais aucune remarque sur ses décisions. Il finit par être directeur à l’enregistrement à Paris et ils se sont installés dans le 6e arrondissement, rue du cherche midi. A force de visites pour le voir, refaire le monde, je n’ai jamais oublié cette rue et le chemin qui y menait de la gare de Montparnasse quand je suis devenue bretonne par mon mariage avec Joseph (BAZIN).

 

Gustave appréciait énormément sa cousine et la famille de l’un comme de l’autre se côtoyait souvent, à tel point que les enfants de chacun continuaient  à se fréquenter bien après la mort de Gustave (1951,à l’âge de 93 ans) et de Marie-Joséphine (1947, à l’âge de 72 ans). Mais il s’agit d’une autre histoire qui vous sera racontée. 

 

 

  • Léon est celui qui resta le plus longtemps à Mirecourt. Il y était commissaire priseur.  Il s’y maria même, assez tard, à 36 ans. Mais il finit par partir assez vite après son mariage. Direction Nice pour profiter du climat et de la douceur de vivre. Il s’y installa et fut clerc de notaire jusqu’à la fin de sa vie, en 1946. Mais je n’eus que très peu de nouvelles de lui et de sa femme Anne. Ils étaient si loin de la Bretagne dans laquelle j’ai élevé ma famille et du Champagne dqns lequel j’ai été après le décès de Joseph.

 

 

Pour mes frères :

 

  • Louis, assez tôt, a voulu être missionnaire. Il choisit d’être jésuite. Des voyages il en a fait. Son dernier a été au Puy en Velay, il s’occupait d’un orphelinat de garçons.

 

Dans sa dernière lettre qu’il écrivit en 1950, peu avant sa mort, et destiné à son neveu René BAZIN ainsi qu’à la femme de ce dernier Madeleine MOQUET, il passe en revue chacun des enfants du couple pour les décrire, leur montrer que par certaines caractéristiques physiques ou certains traits de leur personnalité, ce sont des FLAMBEAU. Il s’agit surtout en fait de leur montrer qu’il pense à eux, qu’il les aime. Il fait également dans cette lettre quelques allusions à ses garçons comme il se plaît à dire, de l’orphelinat dont il a la charge. 

La DERNIERE lettre de Louis FLAMBEAU à ses neveux

 

  • Marc partit en Belgique où il rencontra sa femme Olympe. Ils se marièrent à Liège.

 

  • Pierre s’installa à Paris et approchant de la quarantaine, il se maria avec Agnès.

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