Mon nom est Anna LEBLOND


Anna Marie Louise Thérèse Clothilde LEBLOND
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Je suis née en 1838 à Nancy, issue d’une famille aisée suite à l’essor de leur commerce.

 

Les liens de parenté

 

 

 

Le métier de mon père : entre tissus et dentelles!

 

Mon père, Claude LEBLOND, venait de Vaucouleurs, un village de la Meuse aux limites de la Meurthe (aujourd’hui Meurthe-et-Moselle) et des Vosges. Lui et son frère Louis étaient marchands de tissus dans la région. Au début, ils travaillaient ensemble mais mon père a préféré très vite se spécialiser dans la dentelle, domaine dans lequel il y avait développé une clientèle fidèle et aisée. Il s’était donc rapproché de la ville de Mirecourt, ville de la dentelle mondialement connue à cette époque.

 

 

 

 L’histoire de la rencontre de mes parents

 

Il chercha donc des connaissances à Mirecourt. il ciblait des connaissances dont il pourrait se servir pour s’intégrer dans la bonne société de Mirecourt et qui lui permettrait de développer son commerce de dentelles.

 

Or il se trouvait que le père de mon père, Nicolas LEBLOND, avait un ami de longue date à Mirecourt. Du temps où il était grenadier à la 106e demi-brigade pour son service militaire, il connut Etienne ZAMARON, grenadier dans la même demi-brigade.

 

Or le frère de ce dernier qu’il connaissait mais un peu moins quand même demeurait à Mirecourt : c’était Jean-Claude ZAMARON, militaire de carrière, capitaine d’empire sous Napoléon 1er dans le 8e régiment de hussards (régiment de prestige) et chevalier de la légion d’honneur. C’était un homme respecté à Mirecourt.

 

 

POUR CONNAITRE SON HISTOIRE >> Mon nom est Jean-Claude ZAMARON.

 

 

C’est ainsi qu’il connut ma mère, Clotilde ZAMARON, la fille de Jean-Claude ZAMARON. Ils se sont très vite plus et se sont mariés à Mirecourt le lendemain de la noël 1832. Elle avait 21 ans, lui en avait 28.

Ils eurent ma sœur aînée Clothilde en 1834 à Mirecourt.

Puis mon père a fait installer toute la famille à Nancy, ville où je suis née et où j’ai vécu mon enfance.

En effet, sa riche clientèle exigeait de lui qu’il s’en rapproche. La plupart de ses clients importants résidait à Nancy.

Cependant, il m’arrivait durant mon enfance et mon adolescence de revenir à Mirecourt pour les vacances. Accompagnée de ma mère, Clotilde ZAMARON, la fille du capitaine ZAMARON.

Par ma mère, nous avions de réelles attaches à Mirecourt. Elle n’a jamais pu s’en défaire non seulement parce que toute sa famille et ses amis y étaient mais aussi parce que Nancy n’était vraiment pas à son goût.

Il faut dire que, grâce à son père, elle était socialement dans la haute société de Mirecourt alors qu’à Nancy elle n’était pas grand chose, il faut bien le dire.

Elle profitait des visites familiales comme excuses pour intégrer ses filles dans la bonne société de Mirecourt, celle dans laquelle elle était convaincu qu’elles dussent évoluer.

 

 

Ma rencontre avec Charles

Et c’est ainsi que je rencontra Charles FLAMBEAU, de 16 ans mon aîné. Il était professeur de musique et issu d’une riche famille de luthiers, métier qu’il continuait d’exercer en bon mirecurtien qu’il était.

Il me plaisait et pour ma mère, il n’y avait pas meilleur parti, c’est sûr. Mais je ne le voyais qu’exceptionnellement, à l’occasion de nos escapades à Mirecourt que mon père ne voyait pas d’un très bon œil quoique ces relations à moitié clandestines avec la bourgeoisie locale lui permettait de conserver sa clientèle.

 

Mon mariage

Alors ma mère intensifia les rencontres et à force de ténacité – car Charles n’était pas non plus empressé de se marier – j’eus un bon mariage. À Mirecourt évidemment.

En 1863, nous nous mariâmes en grande pompe. J’avais 26 ans. Charles presque 41.

 

Mes débuts difficiles pour fonder une famille

Aussitôt après le mariage, nous nous sommes attachés à créer une famille. J’étais pleine d’enthousiasme à cette idée.

Malheureusement, nos deux premiers garçons, Charles et Georges n’ont survécu que quelques mois après leur naissance.

 

La messe des Anges ou comment faire face à la mort de son enfant ?

 

Mes enfants pleins de vie

Le troisième, Louis, fut un garçon vigoureux qui résista aux affres du temps. Il y eut ensuite Marc (1869) et Pierre (1872).

Pour connaître leur histoire >> Les cousins GEORGE

Et puis il y eut mon dernier enfant. Une fille, Marie-Joséphine, qui arriva en 1875.

Elle était pleine de vie et adorait accompagner son père dans ses voyages, notamment à Paris. Elle y rencontra Joseph BAZIN dont voici l’histoire >> Mon nom est Joseph BAZIN.

Ils eurent leur deux premiers enfants à Paris, Susanne (1899) et Yvonne (1902). Puis ils déménagèrent à Vitré (près de Rennes, en Ille-et-Vilaine), beaucoup plus commode pour Joseph qui y avait son affaire. Je les suivis, sure de ne pas les déranger et souhaitant vivre mes vieux jours auprès de ma fille. Nous étions entourés dans notre quotidien par les familles DAGOBERT et HUBERT dont les chefs de famille étaient serruriers. Ils travaillaient avec Joseph dans la cour à côté. Les HUBERT étaient à l’étage, nous au rez-de-chaussée du numéro 8 de la rue Ducoudray. Les DAGOBERT occupaient le numéro 6.

 

Recensement 1906 - Vitré - BAZIN FLAMBEAU - voisins de la rue ducoudray.PNG

Extrait du Recensement de 1906. Numéros 6 et 8 de la rue Ducoudray, à Vitré. Source ici, Archives Départementales de l'Ille-et-Vilaine (page 154).

 

En effet, les serruriers et les menuisiers étaient deux métiers complémentaires à l’époque.

 

Au moment où je vous écris, à la Noël 1906, Marie-Joséphine est enceinte. Je l’ai entendue dire à son mari qu’il faudra sans doute déménager avec l’arrivée du petit. Nous verrons, je ne me préoccupe aujourd’hui que de la joie que me donnera ce nouveau petit-enfant.

Le nouvel arrivant, c’est René BAZIN, mon arrière-grand-père. Il naîtra le 7 juillet de l’année suivante, en 1907, dans cette même maison. Très vite, effectivement , toute la famille déménagea. En 1911, il n’habitait déjà plus cette maison. Ni même les DAGOBERT ou les HUBERT. 

 

 

 

 

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