Comment nos ancêtres nous font aussi du bien ? :)

Dans mon premier article en psychogénéalogie, j’expliquais Comment nos ancêtres nous font du mal ?

mal inconscient ancêtres psychogénéalogie
Le mal invisible transmis par nos ancêtres

Il s’agit désormais d’équilibrer la balance du bon côté, c’est-à-dire du côté positif et du véritable côté à mon sens. Car, selon moi, les ancêtres nous font plus de bien que de mal.

Mais c’est à moi maintenant de vous montrer comment nos ancêtres n’ont voulu que notre bien et comment ils peuvent encore aujourd’hui nous faire énormément de bien.

Oui, encore aujourd’hui!

Car nos ancêtres -même morts- nous façonnent encore aujourd’hui. Dingue non 😉

Il y a donc un peu de nos ancêtres en nous. C’est sûr!

Et pas seulement physiquement, hein! 🙂

Car bien sûr il y a les gènes.

Mais, de père en fils, d’éducation en éducation ; de rapports humains et familiaux en rapports humains et familiaux, une part de ce qu’ont été nos ancêtres se retrouve automatiquement chez nous.

Souvent sans que nous nous en rendions compte d’ailleurs. Car, pour nous, tout cela nous semble naturel d’être ainsi ou d’agir comme de telle manière.

Et c’est un bien ça ?

Nous allons voir que souvent, oui, c’est un bien! car cette transmission, cet héritage nous fournit à tous un socle et un repère.

Et ça c’est vraiment toujours bénéfique ?

Eh bien parfois nous sommes d’accord que nous aimerions refuser certains héritages. A certains moments, surtout quand on vieillit (d’après ce que l’on me dit 🙂 ), on ressemble de plus en plus à ses parents par exemple et on ne trouve pas que ce soit une bonne chose.

Mais, en dehors de tout cela,

Ce qui est embêtant surtout, c’est que souvent nous ressemblons à nos parents et à nos ancêtres alors même que nous ne voulons pas leur ressembler, alors même que nous faisons tout pour ne pas leur ressembler.

Mais surtout nous leur ressemblons parce qu’on essaye de ne plus leur ressembler.

Autrement dit nous ressemblons à nos ancêtres en pensant combattre un déterminisme familial qu’on rejette

Alors là, certains se disent que c’est n’importe quoi et qu’en tous les cas, même si ça peut être vrai, ce n’est sûrement pas son cas. Mais je vous assure que le jour où j’ai vraiment et sincèrement compris que dans 100% des cas, nous ressemblons à nos ancêtres en faisant tout pour ne pas être comme eux. J’étais un peu… Comment dire….

 

choquée.gif

 

Mais je vais tout de suite vous expliquer comment et pourquoi. Car cela doit vous intriguer.

Et surtout je vais vous expliquer comment, à partir du moment où nous avons conscience de ce phénomène, on peut quand même transformer ce qui nous paraissait négatif en positif.

Et c’est pourquoi dans tous les cas, nos ancêtres peuvent nous faire du bien 😉

A nous de savoir profiter de ce qu’ils ont à nous offrir.

Car je souhaite vraiment insister sur le fait que nous pouvons malgré tout dériver le ruisseau du déterminisme pour le guider là où nous voulons qu’il soit.

Et par quel moyen alors nous pouvons avoir que du positif de nos ancêtres, même l’héritage parfois lourd qu’ils peuvent représenter ?

Eh bien, c’est cela aussi l’objet de la première partie de cet article et globalement c’est même l’objet principal du blog :

Le seul moyen de se dégager de ce déterminisme est de

Comprendre qui étaient nos ancêtres pour mieux se trouver, pour mieux se construire à notre guise




Alors, alors…

1. Comment j’ai compris qu’il y avait du déterminisme ?

Et que c’est souvent en pensant le combattre qu’on y tombe en plein dedans…

C’est à la lecture du livre de Lise Bourbeau, Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même :

Je me suis rendu compte de :

  • qui j’étais vraiment? Tu peux identifier grâce à ce livre à quel profil psychologique tu appartiens (5 profils existants)

  • pourquoi j’étais comme ça? C’est à cause du comportement envers nous des 2 parents ou au moins d’un des deux parents

  • ce que je croyais être C’est là où c’est capital : très souvent on fait aux autres exactement ce qu’on leur reproche. Et sans s’en rendre compte !!!

    Par exemple, pour quelqu’un qui va vouloir combattre les injustices quelles qu’elles soient, il va tellement être exigeant (pour être juste) qu’il va en être injuste dans son comportement envers les autres.

    Pour quelqu’un qui va vouloir trop contrôler car il se sent trahi (non-respect de l’engagement de la part d’un des deux parents), il va ne faire confiance en personne et il va lui-même finir par trahir ses engagements s’il se rend compte que cela pourrait le mener à moins de contrôle


  • Et finalement, Lise Bourbeau explique ce que je dois penser de tout ça : à ce moment-là de ta réflexion, tu auras les clefs, les actions à mener, les comportements à adopter, et notamment auprès de ton entourage

C’est alors que tu comprends que tes parents t’ont fortement influençaient dans ta personnalité, dans ce que tu es et même dans les décisions que tu as pu prendre, dans les attitudes ou les comportements passés.

Et ça, c’est assez impressionnant! Mais ce qui l’est encore plus, c’est de se rendre compte que nous nous sommes construits en réaction à nos parents, qui eux-mêmes se sont construits en réaction à leurs propres parents et ainsi de suite.

Donc ce n’est véritablement pas la faute de nos ancêtres mais de notre réaction face à nos parents

Ce ne sont pas nos ancêtres qui nous font du mal mais nous-mêmes en ne réagissant pas de la bonne manière car, alors, nous réagissons contre.

ah ok.gif

"Aah d'accord!" #bugdelespace

 

Arrêtons donc de réagir face à nos parents et reprenons possession de notre libre-arbitre.

Faisons la paix avec nous-mêmes et ne prenons que le positif chez nos ancêtres.

Vraiment, c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Et ne soyons surtout pas fatalistes ! Nous pouvons agir mais pas contre quelqu’un et sûrement pas contre nos parents.

Justement, non. Alors que comprendre les liens négatifs de causes à effets entre ses ancêtres et soi pour les briser, c’est ça reprendre possession de son libre-arbitre.

Donc 

oui, il existe du déterminisme et finalement nous en serons pétris jusqu’à la fin de notre vie, ne nous le cachons pas.

Mais il existe aussi le libre-arbitre qui nécessite :

  1. d’être prêt à entendre ce qui dérange.
  2. la volonté d’agir vraiment

A quoi Lise Bourbeau et bien d’autres psy comme Christophe André dans Imparfaits, libres et heureux (3) ajoutent :

  1. Accepter la situation
  2. Pardonner à soi d’abord puis aux autres

Seul le fait de faire la paix avec soi-même autorisera l’action efficace pour casser le déterminisme, pour retrouver son libre-arbitre.

En tout cas une partie car :

L’écueil dans lequel on peut facilement tomber est de vouloir expliquer n’importe quel trouble par le comportement de ses parents ou de ses grands-parents (2)

Il faut bien avoir conscience de toutes ces composantes :

  1. Il y a un déterminisme en moi et dans mes actions
  2. Je peux reprendre mes droits sur mon libre-arbitre
  3. Je ne le pourrais que si je commence à faire la paix avec moi-même
  4. Il existe bien d’autres déterminismes qui ne sont pas traités par la psychogénéalogie car l’Homme et la Vie en général sont des notions infinis

Surtout ne pas tomber dans « c’est la faute à nos ancêtres, j’y peux rien »

Et puis, quoi! nos ancêtres nous apportent aussi énormément. Attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain 🙂

BAIN

"Un ancêtre dans mon bain!"
Ne le jetez pas avec l'eau svp. Pourquoi?... Lire la suite

2. L’héritage positive de nos ancêtres à protéger

Pour que vous soyez convaincus qu’il y en a chez toutes les familles même les plus pauvres et même les plus petites, je vais commencer par un exemple :

Un ancêtre ou même des ancêtres entrepreneurs vont inculquer des valeurs de « prise de risques », et par leur propre expérience, ils vont montrer à leurs enfants qu’entreprendre sans grand risque est de l’ordre du possible.

A partir de là, cette petite étoile *entreprenariat* dans la constellation qui constitue l’éducation d’un enfant va se transmettre de parents à enfants sur un certain nombre de générations.

Plusieurs des valeurs inculquées constitueront alors le socle de références nécessaire à chaque individu pour construire sa personnalité.

constellations familiales psychogénéalogie


Il est bon d’avoir conscience que beaucoup d’éléments positifs sont charriés par nos ancêtres. Je comprends bien que beaucoup d’écrits portent sur les éléments négatifs pour en trouver des solutions. Alors que les éléments positifs sont là, présents en nous et sont très bien là où ils sont donc il est sûrement moins « vendeur » d’en parler.

Mais il s’agirait que ces éléments positifs ne disparussent pas !

Car ces valeurs inculquées, ces références, ces points d’appuis, tous ces éléments positifs sont ballotés sans cesse par les valeurs du milieu dans lequelle se trouve l’individu. De manière générale, il s’agit de la société mais ces milieux sont diverses :

  1. Société nationale
  2. Milieu professionnel
  3. Cercle familial
  4. Entourage amical

Cette violente confrontation des valeurs, ce tiraillement des éléments positifs qui nous constituent et qui ont été légués par nos ancêtres est à prendre au sérieux.

Car si on les oublie, on ne les entretient pas face aux valeurs des autres et on finit par les perdre.

Attention donc ! Cela me semble important de souligner tout l’héritage positif.

Mais peu d’écrits, peu d’études pour ne pas dire aucune sur le sujet suivant :

Comment potentialiser le positif en psychogénéalogie?

La question se pose véritablement et plus que jamais car la psychogénéalogie :

ce n’est pas uniquement enlever le négatif, c’est aussi permettre à l’héritage positif de s’exprimer chez la personne et ainsi d’obtenir le soutien de nos ancêtres. Il est donc essentiel d’exprimer remerciement et gratitude envers nos ancêtres, même très lointain. Car sans eux, nous ne serions pas grand-chose (4)


 

Nous avons donc vu que nos ancêtres nous ont transmis  aussi des éléments positifs. Les comprendre permet de construire au mieux sa personne. Mais il est important de comprendre que ce qui nous façonne aussi, c’est l’interprétation et l’idée que nous nous faisons de nos aïeux :

 

3. Comment nos ancêtres restent des modèles pour nous ?

 

Que nous les sublimons comme modèle (« l’histoire familiale me peint une vie incroyable fait de voyages et de créations artistiques : je veux être comme lui »)

 

wow

 

ou

Qu’ils soient pour nous la source d’une culpabilité ou d’une pseudo-responsabilité (« je suis blanc, j’ai une responsabilité dans la traite des Noirs du XVIe siècle »),

shame

 

l’interprétation de la vie de nos ancêtres -propre à chacun- influence beaucoup notre identité.

Je remarque beaucoup d’erreurs de jugement sur nos ancêtres, que ce soit des erreurs historiques ou des erreurs plus de l’ordre des moeurs. Et ces erreurs de jugement autorisent souvent de se croire au-dessus d’eux et à les juger (« ils étaient peu éduqués, ils ne savaient pas grand chose de la vie »).

C’est pourquoi ce blog tente autant que possible de vous faire rentrer dans le contexte et l’environnement de nos ancêtres. Pour que vous ayez moins d’a priori sur eux.

Mais quoiqu’il en soit, l’image que nous en aurons sera toujours propre à nous mais connaître au mieux nos aïeux et les comprendre peut, j’en suis sûr, apporter sa pierre à l’édifice de notre identité et de notre personnalité.

ce qu’on m’en a dit m’a construite un peu (5)

C’est le genre de témoignages que nous pouvons souvent lire ou entendre, suite à un décès ou à un anniversaire-commémoration.

D’autres encore témoignent de la source d’inspiration que représentent leurs ancêtres :

« Dans les passages difficiles de la vie, les épreuves, j’ai besoin non seulement de ceux qui m’entourent, mais des absents aussi, pour me donner le courage de continuer ou tout simplement faire ce que j’ai à faire » (5)

« Ceux que j’ai côtoyés jusqu’à la fin de leur vie avaient atteint une forme de sagesse, qui me sert de repère et peut m’aider à ne pas m’encombrer de l’inutile » (5)

Rosette Poletti, infirmière en psychiatrie, a écrit énormément de bouquins :

  • Lâcher prise, Éditions Jouvence,
  • Vivre le deuil en famille, Éditions Saint-Augustin, coll. « L’aire De Famille »,
  • Accepter ce qui est, Éditions Jouvence,
  • Se désencombrer de l’inutile, Éditions Jouvence, coll. « Pratiques »,

Pour les plus marquants…

Elle insiste aussi sur le fait que nos ancêtres ne nous transmettent pas que des traumatismes mais aussi une énergie et des potentialités lorsque nous sommes capables :

  1. d’accepter que nos ancêtres sont, comme nous, imparfaits
  2. de leur pardonner à ce titre car nous comprenons qu’ils ont fait, malgré tout, tout leur possible pour nous.

A partir de ce moment-là, nous pouvons en être fiers et nous inspirer d’eux :

« Il n’y a pas que des transmissions problématiques. Parfois, certains ancêtres peuvent nous ouvrir des voies. Sans en faire des icônes, pourquoi ne pas s’appuyer sur telle figure qui nous inspire, y puiser l’élan d’oser une décision, un choix que tel ou tel aura fait avant nous ? Il peut y avoir dans nos ascendances une énergie, des potentialités. Face à un deuil plus récent, l’enjeu d’apprendre à utiliser l’énergie objective qui était dans la relation avec la personne, pour, sans oublier la personne, la réinvestir ailleurs » (5)

 

4. La gratitude et le culte des ancêtres

 

Au début des Pensées de Marc Aurèle, il rend hommage à ces ancêtres et surtout il tient un discours plein de gratitude :

« Je dois remercier les Dieux de m’avoir donné de bons aïeux, un bon père, une bonne mère, une bonne soeur, de bons précepteurs, de bons domestiques, de bons amis, et tout ce qu’on peut souhaiter de bon »

Evidemment, tout le monde n’est pas Marc Aurèle mais il est toujours possible d’adapter la formulation par « un père qui a fait ce qu’il a pu », « une mère aussi bonne que possible », etc. (3)

C’est ainsi, par ses paroles et cet état d’esprit, que nous arriverons à aspirer le positif de nos ancêtres.

En effet,

Selon plusieurs études, la gratitude permet de développer l’estime de soi, la qualité des relations et le bien-être dans notre vie car elle ouvre le cœur. Selon les neurosciences, la gratitude fait partie des piliers du bonheur (6)

Dans son blog Niddabeilles, Laura nous propose un petit exercice : disposer chez nous des photos ou des images qui représentent des bons moments, une fierté, en tout cas qui nous transmet un réel plaisir.

Ceci afin de nous rappeler à quel point nous avons la chance d’avoir vécu ces moments-là, à quel point nous avons de la chance d’avoir ces ancêtres-là.

Un autre exercice qui vous prouvera que vos ancêtres vous font du bien, c’est de prendre un petit carnet et de noter chaque jour une caractéristique d’un ancêtre, une anecdote particulière ou encore un héritage intellectuel pour lequel vous êtes reconnaissant.

Cette routine est un peu l’équivalent du culte des ancêtres. Dans beaucoup beaucoup de cultures pour ne pas dire toutes (mais je ne suis pas anthropologue), il existe un moment consacré aux morts et plus particulièrement aux ancêtres.

Dans notre société, le seul moment que nous leur consacrons parfois est le 1er novembre.

Alors si parfois nous avons l’impression que nos ancêtres nous font plus de mal que de bien, c’est aussi (et peut-être surtout!) parce que nous avons « coupé » le lien avec nos ancêtres aujourd’hui. Et couper ce lien, c’est comme s’arracher de nos racines, cela peut faire énormément de mal. Un mal invisible malheureusement.

Car n’oublions jamais la phrase de St Augustin :

« Les morts sont invisibles, ce ne sont pas des absents »


 

Je suis donc persuadé que se plonger dans une méditation, prière ou ce que vous voulez en compagnie de nos ancêtres nous permet de nous retrouver avec nous-mêmes et cela est extrêmement important car c’est comme une reconnexion.

 

C’est pourquoi

je ne cesserai de répéter qu’il vaut mieux connaître nos ancêtres, mieux les comprendre pour mieux se retrouver et se reconstruire convenablement.

Ce n’est pas rien quand même : vous venez de découvrir que nos ancêtres nous transmettent le Bien Suprême c’est-à-dire l’équilibre dans la construction de notre personne 🙂

Réfléchissez-y, je vous dis à très bientôt pour un prochain article du genre

 

En attendant, dîtes-moi ce que vous en pensez dans les commentaires

 


Références

  1. Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même – Lise Bourbeau. Edition Pocket. Janvier 2013.

  2. Article de l’express sur le sujet, disponible à l’adresse suivante : https://www.lexpress.fr/styles/psycho/psychogenealogie-quand-la-memoire-familiale-empeche-d-avancer_1661065.html

  3. Imparfaits, libres et heureux – Christophe André. Edition Odile Jacob. Janvier 2009.

  4. Blog sur la bioénergie. Article traitant des lignées ancestrales disponible à l’adresse suivante : https://www.nhaiya.org/bioenergie/index.php?Bioenergie=IMS&IMS=129

  5. Lavie.fr – Pourquoi cultivons-nous la mémoire de nos aïeux –
    Article disponible à l’adresse suivante : http://www.lavie.fr/dossiers/vivre-le-deuil/pourquoi-cultivons-nous-la-memoire-de-nos-aieux-31-10-2011-21461_171.php


  6. Blog de développement personnel. Article sur la Positive Attitude disponible à l’adresse suivante : https://niddabeilles.wordpress.com/2018/01/22/positive-attitude/

 

2 commentaires

  1. Narolles Répondre

    Bonjour,
    Bonne analyse qui positive
    et révèle la tendance à se victimiser par rapport aux situations familiales
    A adopter

    • Stanislas Auteur de l’articleRépondre

      Bonjour,
      Merci beaucoup pour ce compliment.
      Oui, je trouve qu’on n’insiste pas assez sur les potentialités positives des ancêtres et de la famille en général.
      A dispo si vous voulez aller plus loin dans la réflexion 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.