PsychoGénéalogie – Les 3 raisons d’être sérieusement motivé

Vous êtes motivé pour travailler votre PsychoGénéalogie ? Alors, est-ce que vous vous intéressez à la Psychogénéalogie pour les bonnes raisons ? Il est important de commencer l’analyse PsychoGénéalogique par un travail préliminaire qui consiste à :

Savoir d’abord pour quelle raison on entame la démarche. Connaître donc les causes profondes de notre intérêt de la Psychogénéalogie.

Savoir ce qu’on en attend de la Psychogénéalogie. Connaître le but de cette démarche et les conséquences attendus.

Pour ce faire, il est important de savoir ce qu’est exactement la psychogénéalogie et surtout de savoir ce qu’elle n’est pas afin de ne pas être déçu.

C’est le premier point. Un point très important. Vous pouvez retrouver ces éléments dans l’article ci-après :

Ce que N’EST PAS la Psychogénéalogie, en 4 points

 

 

Dans un premier temps donc, si nous nous apercevons que nous attendons de la psychogénéalogie qui ne rentre pas dans son domaine d’action, il est nécessaire de mettre de côté temporairement du moins cette discipline. Par la suite nous pourrons toujours y revenir mais ce sera pour d’autres raisons (son développement personnel au quotidien par exemple). Si je préconise un temps de latence entre le moment où on s’aperçoit que la psychogénéalogie ne peut répondre à nos attentes et le moment où on y revient : c’est parce que il faut toujours laisser le temps à l’espoir de disparaître là où il ne doit pas demeurer. N’oublions pas que la psychogénéalogie est une branche de la psychologie, ce qui signifie que les émotions sont au cœur de son oeuvre et donc au cœur de ses réussites et de ses échecs.

 

Mon article sur l’importance capitale des émotions en Psychogénéalogie :

La Puissance des Emotions – Transmissions et pathologies de la mémoire familiale

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En revanche, si nous nous apercevons que nos attentes sur ce que peut nous apporter la Psychogénéalogie coïncide avec ce qu’elle est, alors nous pouvons nous demander si nos motivations rentrent dans une des trois catégories suivantes qui correspondent aux trois principales catégories sans pour autant qu’elle vous exclut du domaine de recherche de la psychogénéalogie si vous ne faites partie d’aucune des trois.

 

 

1. Motivé parce qu’on a une enfance difficile

La première catégorie est celle des personnes qui ont eu une enfance difficile voire très difficile.

Attention, ici, la définition de ce qui est difficile est subjective et seulement liés à ce que vous avez ressenti pendant votre enfance. Ce n’est pas parce que vous pensez qu’il y a plus difficile comme enfance, que la vôtre ne l’a pas été. Attention donc à ceux qui aurait tendance à sous-estimer la difficulté de leur enfance et les obstacles qu’ils ont dû surmonter depuis à cause de cette même difficulté.

Ceux qui ont eu une enfance difficile on souvent des griefs et des reproches à émettre envers leurs parents car ce sont les plus proches, les plus intimes et surtout ceux qui les ont éduqué pendant leur enfance et ceux avec qui ils ont vécu pendant les années cruciales de leur vie.

enfant triste pas motivé

 

Dans le cas que nous décrivons, cette cohabitation et cette dépendance -puisque tout enfant est dépendant à ses parents- se sont donc très mal passées.

Ici la motivation pour la Psychogénéalogie est donc claire. Elle fait clairement partie des motivations naturelles qui font rentrer ces personnes dans la Psychogénéalogie car la relation enfants-parents résulte toujours d’un passé et en l’occurrence d’un passé familial.

Et comme l’enfant à un regard neuf sur les relations humaines, ce sont donc les parents qui vont avoir le plus de poids dans la direction qu’ils vont infléchir à la relation parent-enfants. Si cette direction a été mauvaise pour l’enfant (parce que ce n’était pas adapté à la situation ou à l’être même de l’enfant), ce dernier va le vivre très mal bien naturellement.

Ce qui peut se passer, c’est que ce traumatisme plus ou moins lourd va ressurgir pendant l’adolescence (mêlé à la construction difficile de la personnalité de l’enfant qui devient adulte, cela mène à la crise adolescente) ou à un moment crucial de la vie d’adulte (syndrome anniversaire par exemple).

Si vous êtes dans ce cas, à quel moment clé de votre vie les traumatismes de l’enfance ont-ils ressurgi ?

 

A ce moment-là alors, il faudra aller chercher l’explication dans le passé des parents pour comprendre la relation enfant-parent qu’il y a eu, pour in fine régler le problème.

 

motivé psychogénéalogie enfant consolé père parents

 

En effet les événements traumatisants de la vie des parents infléchissent la direction prise par leurs relations humaines quelles qu’elles soient et donc fatalement aussi les relations humaines qu’ils ont avec leurs propres enfants.

Par exemple si un parent se retrouve ruiné du jour au lendemain il va avoir une relation parent-enfant particulière, à travers il va inculquer le « manque » à son enfant qui va selon les cas le vivre très mal et avoir une angoisse permanente, surtout si l’enfant en question est sensible. A moyen terme, l’enfant pourra s’auto-détruire intérieurement du fait de l’accumulation lente et pernicieuse de cette angoisse permanente et infinie.

Parfois les parents ont une relation avec l’enfant particulière sans qu’ils en aient conscience. Alors pour comprendre cette relation avec leur enfant compliquée ou anormale, il faudra aller chercher du côté des grands-parents.

Et c’est le sens même de la Psychogénéalogie : d’aller, comme cela, dans les profondeurs de l’âme de la famille.

 

2. Motivé parce qu’on ressent un mal-être indicible

La deuxième catégorie de personnes qui pourraient s’intéresser à la Psychogénéalogie sont ceux qui n’ont, en fait, rien de particulier à reprocher à leurs parents ou à leur famille mais qui sont affligées par un mal-être qui se ressent comme une pesanteur.

Donc ils ne comprennent pas d’où ça vient et ils pourraient découvrir que leur souci remonte à plus loin en réalité, en amont de l’arbre généalogique.

vieil vieux arbre généalogique éventail générations motivé

 

C’est pour cette raison qu’ils n’en n’ont pas connaissance et que leur mal-être n’est pas dicible. La Psychogénéalogie pourra donc répondre aux questions que ces personnes se posent une fois que leur génosociogramme sera établi et que les mécanismes de Psychogénéalogie comme la loyauté invisible où les secrets de famille seront découverts.

Ensuite, une fois que ces mécanismes seront liés par la mise en relation claire entre les membres de la famille, la personne aura toute les clés pour régler son problème intérieur.

Anne Ancelin-Schützenberger :  » L’enjeu est de sortir enfin du chaos de l’impensée, de l’indicible, du non-dit et de la répétition ; et d’assumer son histoire familiale et son passé. »

 

3. Motivé parce que passionné – Le généalogiste

La troisième catégorie de personnes sont ceux comme moi qui sont passionnés de généalogie et qui peuvent trouver un éclairage psy à leur arbre généalogique.

Cet enseignement enrichira considérablement leur recherche généalogique. Comme j’ai pu vous le montrer dans un article précédent

 

Analyser la Psychogénéalogie de ses ancêtres

psychogénéalogie motivé ancêtres

 

Effectivement je me suis basée sur mes recherches généalogiques et sur mes connaissances de Psychogénéalogie pour connaître les relations que pouvaient avoir des membres lointains de la famille entre eux.

cela, il faut ajouter la découverte d’une part de leur personnalité inconnue par les Archives ou les recherches généalogiques. Cette découverte utilise donc des techniques Psychogénéalogiques qui font que même si nous ne pouvons pas la considérer comme certaine, nous pouvons au moins la considérer  comme très probable.

 

Conclusion

Pour finir, il faut bien avoir conscience que la Psychogénéalogie est un affrontement du présent et de ce qu’est fondamentalement notre présent, c’est-à-dire un condensé, un résultat du passé que nous avons choisi.

Pour cela, vous comprenez bien qu’il faut avoir assez de courage et donc assez de motivation. C’est pour cela que je vous ai présenté les trois catégories de personnes qui sont les plus à même et les plus susceptibles d’être motivés et donc de pouvoir embrasser totalement la Psychogénéalogie sans préjugés

Dans l’ordre des choses il faut d’abord reconnaître que l’on a des problèmes et une souffrance qui ne se dit pas.

Ensuite, il faut se demander d’où viennent toutes ces souffrances. Et donc forcément s’exposer à revivre des épisodes douloureux ou à découvrir ce qui n’avait pas été dit auparavant et qui peut être un véritable choc.

Et enfin il faut, suite à toutes ces découvertes et à toute cette prise de conscience, être prêt à faire le travail nécessaire pour régler les problèmes découverts et les problèmes familiaux. Encore une fois ce travail final demandera assez de motivation pour l’entamer et le mener à bien.

Voyez-vous il faut assez de motivation pour arriver à bout de ses problèmes Psychogénéalogiques.

Évidemment il faut assez d’ouverture d’esprit pour ne nier ni sa souffrance intérieure ou inconsciente, ni ce qu’est véritablement la Psychogénéalogie : c’est-à-dire ce qu’elle n’est pas (un remède miracle) et ce qu’elle est, c’est-à-dire tout sauf une arnaque quand elle est appréhendé avec précaution et vigilance.

La personne qui n’est pas motivée n’ira pas aller voir malheureusement plus loin que le bout de son nez. Mais ça, c’est seulement jusqu’à que je réussisse à la convaincre…

 

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le dire dans les commentaires.

1 Commentaire

  1. Toussaint Répondre

    Bonjour, je suis intéressé par vos articles. J’ai découvert à 20 ans que ma mère n’était pas ma mère! Personne ne m’avait dit que ma vraie mère était morte à ma naissance. Ce fut un choc lorsque j’ai trouvé en faisant du rangement les photos de mariage de papa sauf que la mariée n’était pas celle que j’avais toujours connu comme ma mère. Du coup j’ai très peu connu mes grands parents maternels. Mon père a était heureux d’apprendre que je ne pourrais pas avoir d’enfants!! 2eme choc émotionnel.
    De fait je n’ai jamais pu leur pardonné leur silence. Encore maintenant 46 ans après ma découverte.

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