Comment connaître le quotidien de nos ancêtres ?

Grâce au conseil de Christine du blog « Théo, Zoé, Léo et les autres », je me suis immergé dans la vie d’un inconnu ou plus exactement dans Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot.

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Peu nombreux sont les historiens qui se sont intéressés de près, de très près même au quotidien de nos ancêtres. Alain Corbin est de ceux-là.

Il en a eu assez que les historiens ne concentrent leurs études que sur des « individus au destin exceptionnel » qui ne sont pas représentatifs de leur époque.

Tels que Victor Hugo, Napoléon, Lamartine, etc.

Mieux vaut donc étudier la vie d’un illustre inconnu si on veut comprendre comment vivait véritablement le français lambda au siècle de ces hommes.

Mais qui prendre ? Qui choisir pour étudier sa vie et imaginer qu’elle ressemblât à des milliers d’autres ?

L’historien décide de sortir de l’ombre et de l’oubli un inconnu en le choisissant au hasard des pages d’un registre des naissances des Archives départementales de l’Orne.

Et cet inconnu sera donc :

Jean Courapied

Ah sauf que, non, l’auteur se rend vite compte que quatre ans plus tard, l’enfant choisi par le sort meurt, ce qui n’est pas très heureux pour l’objet de l’étude. Ce qui n’est pas très heureux tout court d’ailleurs.

Bon, bah du coup, il faut en choisir un autre et ce sera :

Louis-François Pinagot

Cette fois, c’est le bon et vous comprenez désormais mieux le titre : le monde retrouvé de Louis-François Pinagot.

A partir du moment où nous avons le nom, le but va être de reconstituer sa vie et ce que pouvait être son quotidien. Mais quelle sera la méthode choisie par l’auteur pour atteindre son but le mieux qu’il peut ?

Eh bien…

La reconstitution de la vie de Louis-François Pinagot prendra forme en se basant uniquement sur des documents d’archives.

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Encore un qui a passé ses journées aux Archives Départementales 😀

Et de toute manière, difficile de faire autrement sachant qu’il s’agit des seuls documents disponibles pour la recherche ; Alain Corbin ayant pris le soin de choisir un homme qui n’a pas de descendance actuelle.


Alors, bien sûr, les documents d’archives ne permettent pas de retranscrire la totalité de ce que constitue véritablement un quotidien.

Il y a des émotions, des pensées, des comportements que nous ne pourrons jamais connaître de Louis-François. Mais c’est là que commence le génie d’Alain Corbin en la matière.

Vous allez voir qu’il arrive à l’aide d’indices éparses à dessiner ce qu’aurait pu être sa sexualité par exemple, bien que cet exemple ne soit pas le meilleur.

Son métier, la réputation des autres membres de la famille, le nombre d’habitants de son village sont autant d’indices qui mis bout à bout renseignent assez l’auteur pour nous dire qui était Louis-François Pinagot.

Et ça, c’est fou!

L’exercice nouveau du droit de vote par exemple ou le changement de sa position au sein de sa famille  (passage du gendre qui nourrit la famille au grand-père sur lequel on doit veiller) sont d’autres éléments.

Mais des comme ça, il y en a plein !!

Il y en a beaucoup…

Ce qui m’a passionné dans ce livre, c’est de découvrir page après page que le travail mené par Alain Corbin constitue presque l’aboutissement de ce dont rêve tout généalogiste :

« recomposer un puzzle à partir d’éléments initialement dispersés »

1. Dans ce livre, Alain Corbin se penche sur un individu inconnu. Louis-François Pinagot.

2. Le généalogiste, lui, se penche sur un de ses ancêtres.

C’est là la seule différence que je trouverais.

Il parle même d’un « jeu de patience ». Je suis sûr qu’un généalogiste parlerais en ces termes.

Il prétend même que ce sujet est une source inépuisable de recherches. Là aussi un généalogiste pourrait dire la même chose 🙂

Tellement modeste Alain, il va même jusqu’à dire qu’après ce livre il y aurait tant de choses à écrire sur le monde de Louis-François Pinagot et propose que d’autres continuent son oeuvre en créant -pourquoi pas- un « centre de recherches pinagotiques » du nom de Louis-François Pinagot.

Qui veut bien le créer avec moi? 🙂

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Ahaha pour ceux qui connaissent ;)

Il est certain que si un tel centre existait, les généalogistes en seraient à la fois les participants et les utilisateurs.

Maintenant, après cette introduction, il est temps pour moi de vous détailler un peu plus ce que vous pourrez apprendre de ce livre. Mais si déjà vous n’avez qu’une envie, c’est de l’acheter, je vous soumets un lien qui vous permettra de le commander (en achetant le livre par ce lien, vous me faites profiter d’une petite commission et je vous remercie mille fois)

 

1. L’espace, la géographie, le monde sensible de Louis-François

Alain Corbin fait tout de suite face à la singularité de l’homme.

Ici, Louis-François est sabotier. Il vit donc près de la forêt, en lisière précisément.

Car le sabot est un produit du bois.

Et voici que l’auteur nous décrit la relation du sabotier Louis-François avec son environnement naturel direct, la forêt de Bellême.

N’hésitez pas à zoomer 😉

L’auteur commence en nous expliquant que « la lisière se dessine ici avec une grande netteté » à l’aide d’un « fossé extérieur »

Voilà qui nous est étrange : une forêt délimitée par des fossés ! Une forêt protégée, gardée et bornée à ce point, voilà qui nous est inconnu aujourd’hui.

Il poursuit en nous avertissant que « L’aspect de la forêt de Bellême s’est profondément modifié au cours de l’existence de Louis-François Pinagot »

Et il nous plonge ainsi petit à petit, tranquillement, dans l’environnement et le monde de Louis-François.

Très précis dans la description de la forêt de Bellême, plus on lit plus on a l’impression d’être à la place de Louis-François, d’avoir ses perceptions et presque d’être dans cette forêt, au XIXe siècle.

Trop fort cet Alain 😀

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Il nous raconte des scènes que nous aurions de la peine à imaginer aujourd’hui :

« la forêt de Bellême est alors hantée par une foule de plusieurs centaines de travailleurs. […] C’est un espace de tapage, retentissant de chants, d’éclats de voix et de bruits de cognées. »

S’en suivent et s’enchainent des anecdotes que je vous laisse évidemment le plaisir de découvrir.


En plus et c’est là que le livre est encore plus intéressant, il nous fait partager son expertise d’historien sur la perception que nous devons avoir des Archives.

Il nous enjoint à prendre du recul et pour les généalogistes, c’est très intéressant. Parlant d’un dossier que les responsables de la forêt envoyèrent à Paris pour avoir le budget :

« Même si la Révolution et la fin du directoire constituent les moments forts de la dévastation [de la forêt de Bellême] il faut éviter de se laisser piéger par le dolorisme excessif qui est celui des administrateurs.  »

En gros, les administrateurs en rajoutaient un peu beaucoup sur l’état de la forêt et ceci afin d’avoir un budget confortable pour la réorganiser et la protéger. A ce niveau-là, rien n’a vraiment changé 🙂


2. La terre, la campagne, le travail

Avant tout, Alain Corbin nous rappelle que « la compréhension des (..) sentiments de Louis-François impose (…) une présentation de ce qui s’offre à son regard »

C’est tout bête mais savoir que les terres labourables représentent 80% de la superficie du village de Louis-François et que ces terres sont couvertes principalement de froment et d’orge, avec leurs hautes tiges, ça peut aider à s’imaginer le monde de Louis-François.

L’historien nous détaille une « civilisation du bois, de la céréale et de la pomme » avec une précision que jamais ne vient abimer l’ennui. Il y arrive grâce à des anecdotes étonnantes mais qui restent pertinentes.

Par exemple, les villes et villages des alentours produisent 500 litres de cidre par habitant et par an.

Euh… Quoi?! ok ok j’ai bien lu, 500 litres. Et en même temps, il ajoute que la boisson ne coute que 5 centimes le litre (sur la question de l’argent et de sa valeur, nous y reviendrons plus loin).

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On apprend également que les deux tiers des maisons du village ne possèdent que deux ouvertures (généralement 1 porte + 1 fenêtre) et nous sembleraient très obscures. Cette anecdote-ci nous paraît très étonnante et là où Alain Corbin apporte une nouvelle fois son regard et son expertise d’historien, c’est quand il nous dit que  :

« il convient d’éviter l’anachronisme et la déploration oiseuse. Les contemporains de Louis-François se plient à un autre système de normes hygiéniques que celui dont les élites s’efforcent alors d’assurer le progrès ; et leur manière d’apprécier le clair et le sombre, le chaud et le froid diffère de la nôtre. Ils ne se soumettent pas aux mêmes impératifs d’air et de lumière, et n’éprouvent pas la même détestation de l’ombre et de l’enfermement. »


Vient ensuite le « paysage sonore  » : le bruit des animaux, pas forcément ceux auxquels on s’attendrait d’ailleurs, les cris du travail de la terre et ceux du travail du bois.

Là encore je n’en dis pas plus pour vous laisser savourer le livre.

3. Les affinités supposées, les amis, l’entourage, la famille

Quelles sont les relations sociales de Louis-François? Quelle est la réputation de ceux qu’il côtoie ? Est-il plus proche de ses amis ou de sa famille? Ces relations ont-elles évolué avec l’âge ?

Alain Corbin tente de répondre à toutes ces questions tout en précisant bien qu’il ne s’agit que de suppositions qui restent au demeurant des hypothèses bien fondées et à très haute probabilité.

Et pour commencer cette étude, il souligne l’importance du voisinage dans le cas de Louis-François qui habite un véritable village dans le village : le hameau de la Haute-Frênes dans le village d’Origny-le-Butin.

Il essaye de nous faire voir comment s’entrelace de manière étroite le réseau d’amis, de voisins et de parents qui parfois se superpose, et par quels indices il est arrivé à s’apercevoir que Louis-François s’inscrivait dans un ou deux noeuds bien précis de ce réseau.

Exemple :

Tel ami et voisin devenu un gendre

Tel oncle de sa femme ayant été celui qui lui a appris le métier de sabotier, donc après un collègue

Bref, les choses ne paraissaient pas simples à décrire aux yeux du monde moderne si ignorants de cette époque et pourtant, encore une fois, l’auteur y arrive très bien.

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Le XIXe siècle est, en outre, particulier et c’est à la lumière de ce siècle que l’auteur regarde à la loupe la vie de Louis-François Pinagot.

Au début de ce siècle, l’indigence et l’analphabétisme obligeaient à faire appel à la solidarité de son réseau. C’est par ce même réseau que passe très souvent l’apprentissage d’un métier et c’est encore par son entourage d’amis ou la parentèle choisie que se joue l’entraide entre un sabotier qui n’a pas de terre pour se nourrir et un cultivateur qui manque de bras pour labourer sa terre.

Le milieu et la fin du siècle sont marqués par l’exode rural. C’est alors que les générations se succèdent sans se ressembler. L’emprise de la parentèle se déserre fortement à cette époque et les anciens se retrouvent entre eux dans leur village.

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La promotion sociale semble atone chez les Pinagot et Alain Corbin le démontre avec toujours comme source des documents d’archives.

Certes, ils ont profité de l’envolée économique et sociale du Second Empire. Mais elle est à nuancer : l’expert ne s’y trompe pas.

L’amélioration de la qualité de vie de Louis-François vient surtout du fait qu’à ce moment-là il n’y plus ou très peu de bouches non-ouvrières à nourrir. Ses fils aînés sont partis et ses dernières filles restées à la maison travaillent. Elles sont fileuses ou gantières.

L’historien parle même un peu de leur sexualité, non sans mal bien que s’il y a un domaine difficile pour l’historien c’est l’histoire de l’intime donc de ce qu’on ne peut véritablement retrouver dans les Archives. Ni ailleurs.

4. La langue parlée, l’analphabétisme, la conversation

Pourquoi Louis-François était analphabète? Après tout, son père ne l’était pas.

Quelle vision avait-il de son propre analphabétisme? Cela pouvait-il le gêner dans son quotidien, dans son rapport avec les autres ? Pas au point où nous serions tentés de le croire justement.

Dans ce chapitre, ce sont autant les questions que les réponses qui surprennent et nous amènent au-delà des a priori d’une époque décidément mal connue, chose que nous découvrons au fur et à mesure de la lecture de ce livre d’un genre inédit.

Par exemple,

Savez-vous comment a été mise en place l’ instruction publique obligatoire dans un village ? Comment cette obligation a été acceptée même?

Car aujourd’hui cela nous semble normal, naturel, couler de source. Mais à l’époque… Il ne faut pas croire !!

Non, jamais, nous ne l’avons étudiée à ce point à la loupe au niveau local, au niveau d’un village comme celui de Louis-François.

Une explication ô combien enrichissante , que le lecteur ne manquera pas de relier à la grande Histoire, à celle que l’on nous a contée et que nous ne connaissons que trop bien.

Jules Ferry ! Oui, et après? Quelle est la réalité de ses décisions politiques ? Sur le terrain comme on dit.

Alain Corbin est très concret dans ses explications. Son livre fourmille d’exemples que je cache à dessein pour ne rien gâcher.


Le parlé, l’accent, le patois de Louis-François Pinagot, celui qui nous rappelle que nous en entendons encore parfois les restes dans nos campagnes et qui ne fait encore qu’affuter l’image que nous pouvons nous faire de cette personne.

Même le rapport au patois de ceux qui maitrisaient parfaitement le bon français étonne! Il n’y avait pas de moquerie comme aujourd’hui. Les personnes instruites se mettaient au niveau de l’interlocuteur qu’elles avaient en face d’elles ou se remettaient à parler patois dès qu’elles revenaient au pays, si elles étaient parties à Paris par exemple. Le patois n’était pas considéré comme un français dévoyé mais vraiment comme une langue à part entière.

Non je vous dis, il faut que vous découvriez ce livre, rien que pour des infos comme celle-ci !

Ce chapitre s’achèvent ensuite avec des voix qui résonnent, celles qui s’entremêlent dans le chaos des conversations des veillées. Une soirée très bien décrite par Alain Corbin et que nous ne connaissons plus du tout de nos jours.

5. Boulot, boulot, boulot

Si vous avez déjà lu des livres qui étudient cette époque, vous aurez eu

des statistiques !!!


Et vous auriez eu tout sauf une image concrète et parlante des vies qui se cachent derrière ces statistiques justement. Et ça, Alain Corbin l’a très bien compris.

Il distille donc les statistiques avec une minutie incroyable et tout de suite vous comprenez ce que vaut 5 Francs pour une gantière ou pour un sabotier 😀

C’est la magie de ce livre. Alors que vous avez galéré mille fois pour convertir un héritage ou même une dot rappelée dans un contrat de mariage (là c’est le généalogiste qui parle, ahaha). Ce livre vous explique ce que vous devez comprendre quand vous avez des chiffres de cette époque devant les yeux.

Par exemple,

Avec 7 bouches à nourrir et 360 Francs annuels de salaire estimé, Louis-François était considéré comme « indigent »

Avec 3 bouches à nourrir et 1 000 Francs annuels de salaire estimé (effet « Second Empire » + effet « 2 filles gantières » + effet « demande très très forte de sabots à ce moment »), Louis-François vit bien sans vivre dans un luxe indécent. On peut le considérer comme ayant une qualité de vie légèrement au-dessus de la moyenne.

Evidemment et vous le verrez, l’auteur complète avec mille petites précisions qui nous fait bien prendre conscience de la réalité vécue.

 


Au-delà du salaire, ce chapitre nous parle d’un élément du boulot tout aussi important : ce que nous appelons aujourd’hui la reconnaissance et la place dans la société.

Le métier de sabotier revêt une place importante dans la société paysanne du XIXe.

Pour les agriculteurs par exemple, c’est carrément un outil de travail. Car n’allons pas imaginer qu’un sabot ne sert qu’à se chausser. Il sert également à aplanir la terre ou au contraire à la creuser légèrement.

 

On compte sur lui pour faire du sur-mesure.

En fonction de la personne,

Et chaque bruit de sabot devient alors une caractéristique de l’individu. L’on reconnaît au bruit des sabots qui approche de chez soi.

En fonction de la saison,

Il y a le sabot d’été, le sabot d’hiver, etc.

 

Bref, la profession permet de connaître bien plus de la personne que « ce qu’elle faisait simplement dans la vie » 🙂

 


 

Toujours dans cette optique, Alain Corbin évoque le métier des dernières filles de Louis-François, celui de gantière.

Ce métier paraît anodin… et pourtant il fait transparaitre une modernité nouvelle et un certain état d’esprit:

-L’attraction du métier de gantière vient de sa proximité avec le luxe qui fascine

-Cette profession donne aux jeunes filles une indépendance nouvelle

-La dichotomie générationnelle entre filles gantières et mères/grands-mères fileuses est marquée.

Car ce métier de fileuse devient alors le symbole d’un ancien monde archaïque ; le brouhaha du rouet tranche avec le noble silence du travail des gantières.

 

Après un tel exposé, on ne peut être qu’inciter à s’informer très précisément sur les innombrables aspects de la profession d’un ancêtre.

 

 

6. Eh un petit arrangement entre amis, d’accord ? Ouais enfin…

Nous avons vu la place d’une profession en particulier dans la société et le salaire qu’elle pouvait générer. Mais le troc et l’échange de services étaient au moins aussi importants.

L’auteur nous raconte très bien comment un sabotier et un cultivateur pouvait s’entraider. Nous l’avons dit. Des bras contre des légumes.

Mais l’entraide s’appuyait souvent sur un contrat implicite qui parfois n’était pas compris de la même manière ou qui était volontairement violé au gré des circonstances ou de la filouterie des personnes.

Mais Louis-François n’était pas un roublard, un voleur, un tricheur, quelqu’un qui cherche des ennuis. Contrairement à son père.

Pas de bol j’ai envie de dire 😀

Car pas de trace de lui dans les Archives judiciaires. Mais c’est pas grave, en bon historien qui connaît les ficelles de la généalogie, Alain Corbin retrouve tous ses voisins, amis et proches parents qui ont eu affaires à la justice locale. Et même si les crimes ne sont pas bien graves, ils en disent beaucoup sur la nature des relations et du quotidien que vivent les proches de Louis-François.

Ces délits font souvent suite aux petits arrangements qui tournent à la dispute. Ou ce sont de simples larcins.

C’est excellent de lire sous la plume de l’historien les petites histoires qui se forment et qui pimentent la vie de ces travailleurs du bois du Perche.

Par exemple,

Voler le bois de la forêt a coûté à la cousine de Louis-François 5,70 Francs ; l’équivalent de dix jours de travail.

Parfois, un couple de sabotiers tente de couper un chêne de taille moyenne pour l’emporter chez eux et avoir une ressource gratuite. Mais quand le garde forestier arrive et surprend le couple, l’historien presque romancier écrit :

« Comme toujours en ces occasions, les hommes sont absents et ce sont les femmes qui fournissent des explications aux autorités »

Excellent ! 😀 😀 😀

 

Est-ce une FIN ? Y aura-t-il une suite ?

4 commentaires

    • Stanislas Auteur de l’articleRépondre

      Merci beaucoup 🙂
      Oui c’est un livre de référence et il mérite ce titre. Merci pour le lien 😉

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