Sortir de sa zone de confort en PsychoGénéalogie

La PsychoGénéalogie n’est pas une discipline facile pour qui désire profondément changer les choses dans sa vie ou tout du moins comprendre mieux les mécanismes qui s’opèrent dans sa vie.

Par conséquent, elle demande à sortir de sa zone de confort et je vais vous montrer pourquoi.

 

1. Affronter les préjugés

En PsychoGénéalogie, il faut s’attendre à être bousculé par un nombre incalculable de phénomènes.

En premier lieu, les préjugés. Ceux que nous avons, nous. Ce sont les pires car ce sont ce qu’on appelle en développement personnel des croyances limitantes. C’est-à-dire que ce sont des théories auxquelles on croit dur comme fer (Par exemple : « la Psychogénéalogie, c’est vraiment des foutaises ») et qui nous empêchent d’aller explorer des domaines qui pourraient nous aider.

 

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Les préjugés sont comme des sacs en papier qu’on se met sur la tête pour ne pas voir autre chose que ce que l’on connaît. Dommage…

 

 

Pour moi ce sont les pires. Même si, par voie de conséquence, il faut aussi s’attendre à être bousculé par les a priori des autres.

Comme quelqu’un qui nous dit par exemple :

« Pfff, tu crois vraiment en n’importe quoi pour t’intéresser à la psychogénéalogie »

Et Dieu sait combien il est parfois dur d’accepter le jugement des autres, surtout quand il est sévère, surtout quand il vient de proches. Mais après tout, retournons leur argument et disons leur au moins intérieurement :

« Quelle prétention de croire être en mesure de juger si telle matière est bonne à étudier ou non. Surtout d’ailleurs quand on n’a pas pris la peine au préalable de se renseigner sur sa définition et le périmètre exacts de ladite matière « 

Et il y en aura des gens qui auront la sentence facile car la Psychogénéalogie est une matière toute neuve donc propice aux suspicions.

Et comme elle est toute neuve, il faut aussi admettre qu’elle est forcément encore lacunaire et incomplète : il reste encore à explorer beaucoup de facettes, voire à en développer des nouvelles.

Ne nous arrêtons donc pas aux caricatures des autres du style « je ne crois pas que le secret de mon aïeul du XIIIe siècle ait une quelconque influence sur moi »

Ici nous voyons bien que la personne ne parle pas de Psychogénéalogie car cette dernière ne dit pas cela : je rappelle qu’il n’y a aucune conséquence directe au-delà de la quatrième génération.

Quoique nous sommes en train de découvrir qu’un phénomène même exceptionnel sur les gènes pourrait se répercuter jusqu’à la quatorzième génération.

Alors…

Bon, j’arrête le débat là mais je pense que tout cela est à méditer tous ensemble.

 

 

2. S’attendre à être bousculé

Quand on commence à mettre le doigt dans l’engrenage de la Psychogénéalogie, il faut s’attendre à être bousculé intérieurement. Car comme tout processus, il y a des résultats ou au moins des conséquences. Et ici, si nous sommes concernés par des recherches psychogénéalogiques, ces résultats porteront sur notre bien-être intérieur.

Ces conséquences sont par exemple :

Des souvenirs enfouis dans l’inconscient qui remontent à la surface de la mémoire. Ces souvenirs peuvent être de toute nature mais souvent, s’ils ont été enfouis par l’inconscient c’est que nous n’étions pas prêts à les affronter.

Mais, maintenant que la Psychogénéalogie nous a permis de remettre ces souvenirs dans le giron de la conscience, c’est le moment de les affronter pour s’en soigner définitivement.

Comme tout affrontement, cela reste difficile à appréhender. Même avec des clés que nous pouvons avoir par ailleurs par la Psychogénéalogie.

 

Des faits dont on croyait ne rien savoir qui vont affleurer à la conscience. C’est quand on se dit parfois :

« Aaaah mais oui, ça me dit quelque chose, je savais « inconsciemment » que ç’avait existé »

ou

« j’ai toujours eu l’impression que j’avais vécu ça dans un rêve alors qu’en fait c’était la réalité »

Etc, etc.

 

Et ces révélations intérieures peuvent nous bousculer car elles peuvent remettre en cause des croyances de longues dates et sur lesquelles nous avons fondé sans doute une partie de notre vie.

 

Des rêves qui peuvent ouvrir de nouveaux champs d’investigation. Car le rêve est le reflet de l’inconscient et peut être un outil très utile en Psychogénéalogie.

 

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Ceci est un attrape-rêve. Hum hum, cela pourrait bien être utile en psychogénéalogie ^^

 

 

Enfin et il s’agit du phénomène le plus connu en psychogénéalogie puisque le plus étrange et le plus nouveau : les répétitions de dates, de lieux, de métiers mais de manière générale, les étranges coïncidences.

Elles peuvent être des répétitions donc mais aussi des retrouvailles inattendues, un film ou une lecture qui va faire écho dans notre conscience.

Vous pouvez vous référer à l’article suivant :

Quand les schémas familiaux se répètent

Closeup of Young Asian girl portrait eyes closed

 

 

3. Un rôle difficile

« les souffrances familiales, comme les anneaux d’une chaîne, se répètent de génération en génération jusqu’à ce qu’un descendant -dans ce cas, peut-être vous- en prenne conscience et transforme sa malédiction en bénédiction » (Alejandro Jodorowsky)

Etes-vous ce descendant ? Si vous l’êtes, sachez qu’il faut être capable d’encaisser pour soi-même d’abord et pour le reste de la famille ensuite.

 

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« Seul contre tous, seul avec tous, seul pour tous »

La devise du descendant qui a ce rôle.

 

Mais fort heureusement, ce ne doit être qu’une transition car le but premier de la PsychoGénéalogie, c’est comme je le dis souvent de remettre au centre de la famille la communication. Donc très vite, la famille doit être concernée par cette problématique. Sinon c’est peine perdue et ça ne sert à rien de se battre dans le vent.

S’en suit tout de même un rôle d’intermédiaire entre les faits qui reviennent à la surface et la compréhension de ces faits dans le contexte familial. Cependant, ce peut très bien devenir le rôle d’un thérapeute. On conseillerait même plutôt d’effectuer un passage de relais à une personne neutre, d’autant plus si la communication doit être sérieuse sur un sujet délicat.

 

 

4. Tout processus de développement personnel nécessite de sortir de sa zone de confort

C’est un principe de base en développement personnel :

zone de confort

 

Pourquoi? Parce que la zone de confort, c’est l’espace dans lequel on se sent à l’aise, dans lequel on se sent en sécurité, dans lequel on a nos habitudes.

Et donc ?

Et donc dans le cas où vous ne sortez jamais de cette zone de confort.

Si jamais vous connaissez un imprévu (ce qui arrive quand même vachement souvent dans la vie, hein!), eh bien vous n’êtes plus à l’aise, voire même pas à l’aise du tout jusqu’à vous créer sans doute des crises d’angoisse.

 

Alors que si vous sortez de temps en temps de votre zone de confort :

Vous cassez régulièrement votre routine et vous vous créez constamment de mini-stress, de légers malaises -qui sont très bons- car quelque soit l’imprévu que vous rencontrerez par la suite, vous saurez l’affronter, vous l’affronterez facilement.

 

Par conséquent, vous ne rencontrerez plus (ou en tout cas beaucoup moins) de situation de malaise psychologique quand vous sortez régulièrement de votre zone de confort plutôt que lorsque vous y restez.

Voilà, ça c’est la théorie du développement personnel.

 

Maintenant comme la PsychoGénéalogie est une discipline qui relève aussi du développement personnel (en plus de la généalogie, de la psychologie et de tant d’autres domaines qui en font une discipline complète) :

Il est normal que cette règle de la zone de confort s’applique ici.

On a le choix entre continuer à ne pas être bien et ne pas comprendre ces mécanismes vitaux qui nous entourent au risque de ne pas être bien plus tard parce qu’on ne se sera pas soigné à temps.

Ou sinon, on peut aussi sortir de sa zone de confort en se plongeant dans la PsychoGénéalogie qui demande à -comme nous l’avons dit précédemment- sortir de ses préjugés, affronter les autres, etc.

 

zone de confort pouvoir de faire pouvoir d'agir

 

Par conséquent, la Psychogénéalogie est une discipline qui nous oblige à rentrer dans l’inconnu et donc de sa zone de confort. D’abord parce qu’il faut bien le dire, c’est tout nouveau. Peu de vrais bouquins, peu de littératures savantes en comparaison à d’autres domaines d’étude. Et puis parce que la psychognéalogie nous fait rentrer dans notre propre inconnu, le pire pour nous peut-être, celui que nous avons enfoui ou que nos ancêtres ont enfoui pour nous.

A nous de partir à la reconquête de cet inconnu. Courage, la psychogénéalogie n’est pas un long fleuve tranquille mais elle est une belle promesse et commence à aider beaucoup de gens dans leur chemin de vie.

Vous pouvez en témoigner dans les commentaires pour le montrer à d’autres.

 

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